La fiv

J’avais envie de raconter comment se passe une fécondation in vitro ou du moins la manière dont ça s’est passé pour moi parce que selon l’origine de la stérilité il doit y avoir des différences
Déjà avant de commencer les fiv j’avais eu un rendez-vous avec le médecin gynécologue, médecin biologiste,  et les infirmières. Durant ces rendez-vous chacun m’explique un peu le rôle qu’il va avoir dans la conception de mon enfant.
Le gynéco va prescrire les injections les dosages, un gynéco pas forcément le même va pratiquer les échos, la ponction des follicules (des ovules) dans mes ovaires sous anesthésie générale et enfin le transfert de mes embryons dans mon utérus. Pour tout ça j’ai eu affaire à trois gynécologues.
Lors du rendez-vous avec le gynécologue celle-ci m’explique comment ça va se passer, elle m’explique qu’on pourra me transférer un ou deux embryons mais que je suis jeune, 30 ans, et qu’il serait peut-être préférable d’essayer avec un seul.
Le biologiste lui n’a pas le même avis, pour lui 30 ans ce n’est pas si jeune il estime qu’il vaut mieux mettre le maximum de chance de mon côté et il préconise si le nombre d’embryons recueillis le permet de plutôt tenter avec 2. Sans hésiter je réponds ok pour deux.
Il m’explique également que s’il reste des embryons ils seront congelés, qu’en cas d’échecs ou si je souhaite à nouveau avoir un enfant on me transférait ces embryons. Ces embryons sont gardés automatiquement pendant 1 an et on nous demande ensuite par courrier si on souhaite les conserver, les « offrir » à la science ou à  en faire don à un autre couple.
Les infirmières ont pour rôle de faire les prises de sang de suivre mes taux d’hormones de me donner les instructions concernant les injections que je dois faire, me dire quand je dois venir passer les échos et pour m’annoncer la bonne ou la mauvaise nouvelle.
1er jour des règles je préviens les infirmières qui me donne la consigne de me présenter le lendemain pour une écho endo-vaginale je suis surprise et gênée, elle me disent de ne pas m’inquiéter, que c’est désagréable mais de ne pas m’en faire qu’un accouchement aussi ça se fait dans le sang….Pendant les quinze jours ce sera comme ça prise de sang, échographie, piqures. On attend que je développe un nombre assez important de follicules pour faire la ponction. Je me souviens d’un jour ou après la prise de sang j’étais au boulot et là coup de fil des infirmières qui me disent qu’il faut que je fasse en urgence une injection, je leur dit que je suis au boulot j’avais a peu près 1h30 de trajet et je ne pouvais pas de toute façon quitté mon poste, mon employeur n’était pas au courant c’était la grosse cata je savais pas quoi faire sur le coup. J’appelle mon mari je lui explique, à son boulot tout le monde savait, ce  n’était pas comme moi, il avait des années d’ancienneté  il était en cdi…finalement c’est lui qui a quitté son poste et qui est venu m’apporter à Paris ma fameuse seringue, je me revois dans la voiture me piquer dans le ventre…
Et puis voilà le jour J est arrivé on me donne une date pour la ponction, je n’avais jamais eu d’anesthésie générale, ça dure à peu près une demi-heure. Deux heures avant, mon mari avec fait son recueil de sperme. La gynéco vient me voir et me dit qu’elle a ponctionné 9 ovules que c’est bien… J’étais dans ma chambre d’hôpital avec mon mari et un autre couple (pour la journée) et tout à coup le médecin biologiste0 débarque et me dit que le sperme de mon mari est de mauvaise qualité et qu’il veut mon autorisation pour pratiquer une fiv icsi…ok, mais qu’est-ce que c’est ????!!!!
Il m’explique qu’en fait lors d’une fiv classique on laisse les ovules et les spermatozoïdes en contact et qu’il les laisse faire leur travail et féconder seul l’ovule, seulement là il se passait rien les spermatozoïdes de mon mari faisaient du sur place, ce qu’il me demandait c’est l’autorisation d’insérer lui-même les spermatozoïdes dans mes ovules. Nous avons donné notre consentement, c’est quand même bizarre je trouve tout ça, il a vraiment fallu pousser la nature….
48 h plus tard je me rend à l’hôpital pour le transfert de deux embryons, ils avaient pu féconder les 9 ovules, le personnel du laboratoire m’explique que c’est pas terrible que sur ces 9 embryons seulement 2 ce sont développés correctement que ce sont deux beaux embryons, qu’il y en a un troisième en attente, il le garde encore 24 h ou 48 h et qu’ils le congèleront peut-être.
Une attente de quinze jours interminables ……..j’avais fait un test de grossesse le matin de la prise de sang et il était positif il était bien marqué « vous êtes enceinte » !!!  J’osais pas exploser de joie j’attendais l’appel des infirmières…elles m’appelleront plus tard au travail pour me dire que c’était bien ça.Il m’a fallu quelques jours pour réaliser mais c’était les plus beau moment de ma vie.
Je ne savais pas si les deux embryons s’étaient  accrochés il fallait attendre un mois pour une échographie de contrôle.
Le troisième embryon ne s’est pas développé correctement et l’hôpital ne l’a pas conservé. C’est difficile à expliquer mais je pense que savoir qu’un de mes embryons attendrait là dans un congélateur, qu’un jour il faudrait que je décide peut être de son avenir…j’étais un peu soulagée finalement, c’est pas le mot juste mais c’est dans l’idée.
En tout cas mon rêve se réalisait je sentais enfin la vie en moi 🙂

http://www.paroles.net/dave/paroles-est-ce-par-hasard

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L’échec des inséminations

Après quatre ans de tentatives naturelles nous avons recours à la PMA de Créteil, avant tout ça je ne connaissais pas la différence entre fécondation in vitro et insémination.
Le médecin nous informe que nous allons tenter des inséminations artificielles, 4 maximum et qu’en cas d’échec nous passerons à la fécondation in vitro.
Les inséminations consistent  à vous amener par des injections d’hormones à une ovulation et à vous transférer au moment le plus propice le recueil de sperme de votre conjoint.
Pendant 4 ans donc, avant la PMA j’espérais chaque mois que j’allais tomber enceinte et j’avais souvent une énorme déception quand je voyais que ce n’était pas le cas. En même temps je n’étais pas non plus désespérée, j’étais déçue, triste mais je restais positive, mon mari avait déjà deux enfants en garde alternée et j’avais bien conscience qu’avec  l’arrivée d’un enfant on aurait moins de temps pour nous, moins de liberté alors je me consolais comme ça, j’essayais de voir mon verre à moitié pleins.
Les inséminations ont changé ma façon de voir les choses, cette une période qui était vraiment difficile.
J’étais persuadée que ça marcherait sans problème qu’on avait juste besoin d’un petit coup de pouce. Ça marchait pas…ça se passait toujours de la même façon on faisait l’insémination, et quinze jours plus tard une infirmière m’appelait et me disait «  bonjour Mme , je n’ai pas une bonne nouvelle a vous annoncer… » J’avais de plus en plus de mal à l’accepter, j’ai même été un peu agressive une fois avec l’infirmière en lui disant que ce n’était pas possible et je n’avais pas réussi à retenir mes larmes avant de raccrocher. J’y croyais à chaque fois j’avais beau me dire qu’il fallait garder la tête  froide qu’il ne fallait pas s’emballer, chaque fois j’ai cru ressentir des symptômes de grossesse, des nausées, les seins douloureux.  Je faisais des tests de grossesse 5 jours après et tous les jours jusqu’au résultat  tout en sachant que les hormones que j’avais prises pouvaient faire des faux positifs. Ma famille attendait chaque fois le résultat, je leur annonçait par sms , il me fallait quelques jours pour pouvoir en parler, pour pouvoir réussir à encaisser sans les envoyer balader les « tu y penses trop, tu verras un jour tu n’y penseras pas et c’est là que ça arrivera » ou encore « oh mais tu sais pour n’importe quel couple c’est déjà un petit miracle », ou encore ces personnes qui ne sont pas enceinte au bout de 6 mois et qui se compare à toi.
Quand j’y pense j’étais vraiment désespérée, je continuais d’y croire même quand l’infirmière m’avait appelé pour me dire que ce n’était pas pour cette fois, je me disais que c’était peut-être une erreur, la preuve je n’avais pas mes règles ce qui était normal et je le savais parce que j’avais des ovules de progestérone jusqu’au test de grossesse qui empêchent le retour des règles.
Le pire je crois c’était la quatrième insémination, je reçois le fameux appel de l’infirmière qui me dit qu’elle ne sait pas si je suis enceinte, elle me laisse entendre que c’est peu probable mais que mon taux d’hormone est trop élevé pour un négatif et trop bas pour un positif. J’ai dû refaire une prise de sang 48 h après, j’avais eu un début de grossesse mais l’embryon n’avait pas tenu. Ça devait être la dernière insémination et on devait passer à la fiv j’en avais marre je voulais changer de méthode mais face à cette presque grossesse le médecin qui s’occupait de mon dossier avait décidé d’aller jusqu’à 6 inséminations avant de passer aux fiv. Je n’en ai accepté qu’une cinquième. De plus il faut savoir que c’est très fatigant, les prises de sang, les écho se font très tôt le matin, la plupart des femmes travaillent après et on passe dans l’ordre d’arrivée, d’abord la prise de sang puis on attend pour l’écho endo-vaginale l’interco de créteil était assez loin de mon lieu de travail, mon mari venait avec moi, on arrivait là bas vers 6h30 pour avoir une chance de passer les premiers alors que ça n’ouvre qu’à 7h ou 7h30 je ne sais plus…parfois vous vous êtes levés à 5h30 vous avez fait vos examens votre journée de boulot et on vous dit ce soir il faut avoir des rapports sexuels…..
J’étais malheureuse à cette époque, je faisais tout pour le cacher je disais à tout le monde que si ça ne marchait pas je me ferais une raison qu’il y avait pas que ça dans la vie qu’heureusement pour moi y avait pas que la maternité qui donnerait un sens à ma vie…. je me sentais mal, je fuyais les femmes enceintes j’arrivais plus à faire semblant , j’avais du mal à les féliciter, à être sincèrement heureuse pour elles (au moment de l’annonce, après je m y faisait:-)),  c’était pas de la jalousie c’était de la tristesse je voulais sentir la vie en moi, je mourrais de l’intérieur.
A suivre : La fiv