Le gène de la coriandre

Je me suis interrogée sur le goût de la coriandre parce que je déteste ça, je trouve que cette herbe à un goût horrible de savon !

La première fois que je l’ai gouté c’était dans des plats asiatiques mais je n’avais pas identifié que c’était la coriandre qui donnait ce goût si répugnant… je me demandais si les ingrédients qui composaient mon plat n’avaient pas été rincés au savon, je craignais un accident de liquide vaisselle dans les cuisines…chaque fois j’étais vraiment dégoutée. Et puis retrouvant ce goût chaque fois dans les mêmes plats j’ai fini par identifié la coriandre…

Là où je me suis interrogée c’est parce que mon mari lui ne sent pas ce goût de savon qui est pourtant extrêmement puissant du point de vue de mes papilles et j’ai été très intéressée en faisant quelques recherches d’apprendre que ce serait un gène qui serait à l’origine de cette aversion :

« D’abord, il y aurait une explication génétique. Des chercheurs de Philadelphie se sont penchés sur la question et ont étudié les réactions de 286 paires de jumeaux face à la coriandre, ils se sont aperçus que dans presque tous les cas, les deux jumeaux décrivaient la même chose (qu’ils aiment ou n’aiment pas ).

De fait, ces résultats font écho à la recherche d’autres scientifiques américains, de Moutain View cette fois : ces derniers lient la perception de la coriandre à un gène olfactif, le OR6A2. Ce gène là est un « récepteur » du goût et des odeurs, c’est lui qui transforme l’information reçue par la bouche ou le nez vers le cerveau. En somme, il décrit ce qu’il sent ou vient de manger. Or, ce gène ne fonctionne pas de la même manière chez tout le monde, chez certains il est très actif et chez d’autres moins.

CEUX QUI LUI TROUVENT UN GOÛT DE SAVON ONT UN PEU RAISON !

Ce qui est intéressant avec OR6A2, c’est qu’il réagit avec une molécule, appelée aldéhyde, que l’on retrouve dans la coriandre mais aussi… dans le savon ! Donc, chez certaines personnes, ce gène entraînerait une sorte d’amalgame autour de ce composant chimique et associerait la coriandre à la mauvaise case de notre bibliothèque olfactive : à quelque chose de non comestible. D’où la répulsion pour la coriandre de ceux qui ne l’aiment pas ! Et plus il est actif, pire est la sensation. »

Sources : France Inter, A genetic variant near olfactory receptor genes influences cilantro

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