Le centre de loisirs

Les enfants sont allés au centre de loisirs tout l’été, j’ai hâte qu’ils retrouvent un peu de stabilité, et nous aussi.

Le centre ça dépanne, il y a eu  des activités sympas…mes enfants y ont appris à faire du vélo, ils ont dansé, ils y  ont découvert des chansons dont une qui est revenue tout l’été « ah ah bazardée, elle est bazardée….. » en tant qu’être humain et surtout en tant que femme je n’apprécie que très modérément cette chanson mais bon c’est pas moi qui choisi la playlist …. Pour marquer la fin des vacances scolaires, la reprise , Ils ont appris une chorégraphie pour le spectacle qui a réuni tous les centres de loisirs de la ville . Fière, j’aurais eu très envie de vous poster quelques photos en particulier une où je trouve ma fille particulièrement magnifique (oui carrément lol) mais bon j’essaie de respecter au max ma ligne de conduite à savoir ne pas les exposer….

Cet été fut particulièrement difficile, le directeur du centre de loisirs m’ a dit jeudi « bon sinon votre fille ça va mieux, elle commence à s y faire »  bonne nouvelle …une semaine avant la fin ….il est jamais trop tard 😉. Mon mari et ses horaires décalés, moi et mes problèmes de rer. Ma fille qui ne veut pas aller aux toilettes tant que son père n’est pas rentré….du coups 2 accidents au centre alors que depuis qu’elle est propre c’était jamais arrivé…

Après des heures de discutions il semble que nous soyons arrivées à nous entendre sur le fait que raisonnablement elle ne pouvait pas être au centre depuis 8h30 et attendre 20h30 pour aller aux toilettes….tout est donc rentrer dans l’ordre finalement

Vivement la rentrée….D’autant plus qu’à partir du moment où j’ai repris le boulot, l’équipe scolaire et celle du centre de loisirs ce sont passé le mot, je serais une mère angoissée….en réalité je suis beaucoup moins angoissée que j’en ai l’air….En fait c’est l’atsem à qui j’avais confié au début que j’étais un peu inquiète de ces changements de rythme et qui a diffusé l’information en l’extrapolant visiblement….Enfin du coup ça me saoule un peu….par exemple l’équipe du centre de loisirs m’a prévenu qu’ils allaient emmener mes enfants à la piscine…. « Ok…par contre faites attention mon fils (qui ne sait pas nager) a parfois un excès de confiance, et tente un plongeon dans le grand bassin, de plus il nous a fait plusieurs fois la blague  de se cacher dans les casiers de la piscine (il rentre aisément à l’intérieur), il se cache il ferme la porte et ne fait plus un bruit….il est très au point pour les exercices de confinement »….lol En tout cas deux informations qui me paraissaient nécessaires à communiquer mais qui m’ont valu une semaine de moquerie « alors vous avez vu Mme Machin on les a ramener vos enfants…. » « Vous savez Mme Machin selon les statistiques les enfants ont plus d’accidents sous la surveillance de leurs parents » « Vous savez Mme Truc vos enfants ne sont plus des bébés » Si vous saviez ce qu’elle vous répond intérieurement Mme Bidule , d’autant qu’ils m’ont dit que certains parents refusent carrément de laisser leurs enfants aller à la piscine, que c’était dommage, j’accorde ma confiance mais en contrepartie j’ai besoin de m’exprimer sans modération, et je ne me modère pas…

L’équipe d’animation change entièrement l’année prochaine, la nouvelle directrice s’est présentée et je sens que le courant va mieux passer…elle est plus zen, plus posée.

En ce qui me concerne j’ai parfois l’impression de plus trop savoir où j’en suis, mon travail est intéressant et c’est drôle parce qu il a un lien certain avec les voyages et moi je ne pense qu’à partir tout le temps….Une des personnes qui m’a recruté avait peur que je m’ennuie et je me rends compte que je me lasse déjà de mon travail, de mes collègues, des trajets…mais cette fois je ne partirai pas….

C’est le lot de tout le monde ….je sais …je me disais qu’il manque quelque chose à ma vie, je ressens un vide, il me manque quelque chose que je ne saurais caser dans mon emploi du temps…..à méditer ….ou pas ….

Bon weekend à tous !

(Dans le rer je lis vos articles ou des romans, je joue sur mon téléphone j’écoute de la musique-toujours dans la découverte et la traduction des chansons d’Ed Sheeran que je me surprends à apprécier autant et les chansons de Calogéro)

Mauvais perdant

En Bretagne le temps de nos vacances pluvieuses, nous nous sommes tournés vers des jeux de sociétés pour occuper les petits et à 4 ans on commence à en trouver mais il n’ y en a pas des masses non plus….on a joué aux dominos, des dominos avec des animaux, des chiffres, des symboles et j’ai découvert que mon fils était un très mauvais perdant….il adore jouer…..mais il déteste perdre…..crise de larmes,  colère….il vire au rouge, il tape des pieds, balance les dominos

Sa réaction m’a surprise et un peu amusée….il devra apprendre à se maîtriser mais d’ici à ce qu’il y parvienne je sens qu’on va passer par quelques fin de parties explosives…lol

J’ai passé un bon quart d’heure a essayer de le calmer après la dernière partie de dominos en famille, à lui expliquer que c’était un jeu, que le but était de s’amuser et que là on ne s’amusait plus….on gagne parfois et parfois on perd, inconsolable….

Je me suis interrogée sur le pourquoi du comment….

J’ai trouvé ça sur psychologie.com …..ça vaut ce que ça vaut….

Un visage se ferme, le plateau de jeu vole, la porte claque… La partie a tourné court. « Certains vivent la défaite comme une profonde blessure d’amour-propre, explique la psychanalyste Annie Anzieu : c’est très douloureux parce qu’ils se sentent tout à coup complètement dévalorisés. »

Quand la plupart rient de leur maladresse, les mauvais perdants la vivent comme un échec personnel. Chaque point donné à l’adversaire est l’occasion de se dire qu’ils sont nuls. « Certains vont chercher dans le jeu une reconnaissance qu’ils ne trouvent pas ailleurs, souligne le psychiatre Marc Valleur. Ils ont besoin de vérifier constamment qu’ils sont bien les meilleurs. » Pour eux, la vie est une compétition permanente. Le jeu n’y échappe pas, au contraire.

Une question de vie ou de mort

Ce n’est qu’un jeu ? Non, répondent les psys, unanimes. Pour le mauvais perdant, c’est bien plus que cela. « Le jeu n’est pas le contraire du sérieux, affirme Marc Valleur. C’est l’inverse de la réalité, un espace où l’on réinvente sa vie. C’est un laboratoire révélateur de la personnalité de chacun. » Dès l’enfance, jouer tient une place prépondérante dans la construction de son identité. On fait semblant, « on dirait que… », on joue aux grands, on se projette.

Plus on grandit, plus on prend pied dans le réel. « La vie entière est un jeu, souligne Annie Anzieu. Un long pari, un grand défi : vivre, c’est chercher la victoire, ne serait-ce que contre la mort. Dans l’histoire de l’homme, seuls les plus forts ont eu des chances de survivre. Certains trouvent donc dans le jeu une façon de tester leurs capacités de résistance. » Un peu comme s’il s’agissait de la vie en minuscule : c’est le « je » sur la sellette. La logique est imparable : « Je joue ma vie, si je perds, je meurs », résume Marc Valleur.

Un désir de toute-puissance

Certains attendent de cette aventure ce que la vie ne leur offre pas : la possibilité de gagner. Mais lorsque l’on mise gros, on perd beaucoup. Le mauvais perdant est celui qui surinvestit le jeu. « Quand on est particulièrement angoissé face aux incertitudes de la vie, le jeu rassure, explique Marc Valleur. Là, il y a des règles. Là, le résultat est proportionnel à l’effort. En ce sens, cette représentation est plus juste que la vie. Au cours d’une partie, ils vont chercher à se mettre du côté des gagnants, ce qu’ils n’arrivent pas à faire dans la réalité. »

Enfant, on se rêve champion toutes catégories. « Pour certains adultes, conclut Annie Anzieu, le jeu est une représentation de ce désir infantile de toute-puissance, sur les autres et sur la situation. » Entre le « j’ai perdu » et le « je suis perdu », il n’y a pas grande différence… Devenir adulte, ce serait donc apprendre à le supporter. Le temps d’une partie de dés, pour commencer