Le mauvais perdant

J’ai un frère et une sœur et je garde un souvenir amusé de mon frère qui petit était très mauvais perdant (il l’est toujours au fond de lui sans doute lol), dès qu’on commençait un jeu de société et qu’il perdait, ça le rendait fou de rage, souvent le plateau de jeu finissait par valser….tellement excessif que c’en était drôle, de mon point de vue en tout cas….

En Bretagne le temps de nos vacances pluvieuses, nous nous sommes tournés vers des jeux de sociétés pour occuper les petits et à 4 ans on commence à en trouver mais il n’ y en a pas des masses non plus….on a joué aux dominos, des dominos avec des animaux, des chiffres, des symboles et j’ai découvert que mon fils était un très mauvais perdant….il adore jouer…..mais il déteste perdre…..crise de larmes,  colère….il vire au rouge, il tape des pieds, balance les dominos

Sa réaction m’a surprise et un peu amusée….il devra apprendre à se maîtriser mais d’ici à ce qu’il y parvienne je sens qu’on va passer par quelques fin de parties explosives…lol

J’ai passé un bon quart d’heure a essayer de le calmer après la dernière partie de dominos en famille, à lui expliquer que c’était un jeu, que le but était de s’amuser et que là on ne s’amusait plus….on gagne parfois et parfois on perd, inconsolable….

Je me suis interrogée sur le pourquoi du comment….

J’ai trouvé ça sur psychologie.com …..ça vaut ce que ça vaut….

Un visage se ferme, le plateau de jeu vole, la porte claque… La partie a tourné court. « Certains vivent la défaite comme une profonde blessure d’amour-propre, explique la psychanalyste Annie Anzieu : c’est très douloureux parce qu’ils se sentent tout à coup complètement dévalorisés. »

Quand la plupart rient de leur maladresse, les mauvais perdants la vivent comme un échec personnel. Chaque point donné à l’adversaire est l’occasion de se dire qu’ils sont nuls. « Certains vont chercher dans le jeu une reconnaissance qu’ils ne trouvent pas ailleurs, souligne le psychiatre Marc Valleur. Ils ont besoin de vérifier constamment qu’ils sont bien les meilleurs. » Pour eux, la vie est une compétition permanente. Le jeu n’y échappe pas, au contraire.

Une question de vie ou de mort

Ce n’est qu’un jeu ? Non, répondent les psys, unanimes. Pour le mauvais perdant, c’est bien plus que cela. « Le jeu n’est pas le contraire du sérieux, affirme Marc Valleur. C’est l’inverse de la réalité, un espace où l’on réinvente sa vie. C’est un laboratoire révélateur de la personnalité de chacun. » Dès l’enfance, jouer tient une place prépondérante dans la construction de son identité. On fait semblant, « on dirait que… », on joue aux grands, on se projette.

Plus on grandit, plus on prend pied dans le réel. « La vie entière est un jeu, souligne Annie Anzieu. Un long pari, un grand défi : vivre, c’est chercher la victoire, ne serait-ce que contre la mort. Dans l’histoire de l’homme, seuls les plus forts ont eu des chances de survivre. Certains trouvent donc dans le jeu une façon de tester leurs capacités de résistance. » Un peu comme s’il s’agissait de la vie en minuscule : c’est le « je » sur la sellette. La logique est imparable : « Je joue ma vie, si je perds, je meurs », résume Marc Valleur.

Un désir de toute-puissance

Certains attendent de cette aventure ce que la vie ne leur offre pas : la possibilité de gagner. Mais lorsque l’on mise gros, on perd beaucoup. Le mauvais perdant est celui qui surinvestit le jeu. « Quand on est particulièrement angoissé face aux incertitudes de la vie, le jeu rassure, explique Marc Valleur. Là, il y a des règles. Là, le résultat est proportionnel à l’effort. En ce sens, cette représentation est plus juste que la vie. Au cours d’une partie, ils vont chercher à se mettre du côté des gagnants, ce qu’ils n’arrivent pas à faire dans la réalité. »

Enfant, on se rêve champion toutes catégories. « Pour certains adultes, conclut Annie Anzieu, le jeu est une représentation de ce désir infantile de toute-puissance, sur les autres et sur la situation. » Entre le « j’ai perdu » et le « je suis perdu », il n’y a pas grande différence… Devenir adulte, ce serait donc apprendre à le supporter. Le temps d’une partie de dés, pour commencer

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