Je me rends compte que j’attends toujours trop de mes vacances et elles sont souvent une source de déception… je l’avais déjà évoqué, j’ai cessé de barrer les jours sur le calendrier, j’avais pris cette habitude depuis l’enfance telle une prisonnière, de barrer les jours jusqu’à la date de la libération. J’ai toujours attendu les vacances comme la récompense ultime, la fin de quelque chose, la promesse d’un renouveau.
Quand on est enfant et jusqu’à la vingtaine, si on fait des études, les vacances d’été sont synonymes de changements, on a cette possible perspective d’un nouveau départ : on change de classe, on change de profs, on renouvelle les vêtements, les fournitures, on se fait parfois de nouveaux amis.
Il faut bien se l’avouer, ces changements pouvaient aussi être hyper angoissants.
Aujourd’hui, reprendre le même travail, les mêmes tâches plus ou moins répétitives, refaire le même trajet, revoir les mêmes collègues, reprendre le même train-train. J’ai des nœuds à l’estomac en y pensant…
J’aime plutôt mon métier mais je ne fais pas un métier passion, si demain je gagnais au loto il est probable que je ne remettrais plus les pieds au bureau…
J’ai tenté d’accueillir ces dernières vacances comme une continuité, de cesser de vivre en attendant ma prochaine libération , moins d’attentes, moins de déceptions

Je ne me rappelle plus ton âge. Tu as passé les 40 aussi (bon ok je suis plus proche des 50). C’est une tranche d’âge plein de réalités je trouve. On ouvre les yeux sur le temps qui passe et à quoi on l’utilise, sur nos habitudes de longues dates qu’on découvre inappropriées voire nocives. Une nouvelle façon de réfléchir qui doit être envisagée avant de reproduire les mêmes erreurs sur notre deuxième et dernière tranche de vie. Heureusement on a encore du temps devant nous normalement et on peut perpetuellement revoir la donne 😉
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43 ans , 43 ans à revoir la donne, à 50 ans on sera au top !
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