Regard sur la gémellité

Comme toutes les mamans de jumeaux j’ai eu droit à mon lot de remarques, réflexions ou attitudes qui m’ont particulièrement marquées. Que ce soit pendant ma grossesse ou à la naissance des petits…certaines phrases m’ont laissé « sur le cul »et je ne pouvais pas ne pas en parler. Il y a eu aussi toutes ces petites marques de sympathie, ces sourires, ces regards, ces encouragements.
Ce qui m’a choqué au départ, c’est cette question récurrente, quand j’annonçais que j’attendais des jumeaux «ah…. des jumeaux, c’est naturel ? »
Est-ce que c’est naturel ?…….
La première fois qu’on m’a posé cette question et toutes les autres fois d’ailleurs, je me suis surprise à répondre « oui c’est naturel » « Ah bon, y a des jumeaux dans ta famille ? » « Oui y a des jumeaux », j’avais menti bien sur…, j’avais menti parce que cette question était déplacée, parce que je trouvais cette indiscrétion choquante. Cette personne, la première, mais il y en a eu pleins d’autres, c’était une collègue, j’avais des collègues avec qui j’étais proche, qui était devenue des amies, à qui j’avais parlé de tout ça, des fiv, de la pma … mais, elle, ne savait pas ou du moins n’était pas sensé savoir. Par cette question elle me demandait tout simplement si j’étais stérile et il était hors de question que je réponde à ça.
Toujours au boulot j’ai entendu des « oh ma pauvre, des jumeaux » ou encore « oh la la des jumeaux c’est mignon mais c’est mignon chez les autres »….J’étais heureuse moi, d’avoir des jumeaux, , je l’avais même un peu choisi puisqu’on m’avait laissé le choix on pouvait me transférer un ou deux embryons, j’ai choisi (un peu à la légère certes, sans savoir ou je mettais les pieds mais quand même).
On ne passe pas inaperçu, on débarque avec notre poussette énorme, de nombreuses personnes n’hésite pas à venir jeter un œil « ah des jumeaux…c’est des vrais ? » « Quelle chance, j’ai toujours rêvé d’avoir des jumeaux » « c’est pas trop dure ?»
Dans les magasins souvent les vendeuses venaient me voir, les gens étaient sympas, on me félicitait, on me disait que mes enfants étaient beaux. Certaines personnes se montraient quand même un peu sans gêne, une dame m’avait arrêté pour les voir, ses enfants étaient assez émerveillés de voir deux petits bébés mais elle voulait absolument que son mari et un autre de ses enfants les voient, elle avait appelé son mari à l’autre bout du magasin et n’avait pas hésité à me faire attendre, c’était fait avec tellement de gentillesse que j’avais attendu mais j’avais trouvé ça particulier…
Une autre fois dans un resto sur l’autoroute, les petits devaient avoir 4 ou 5 mois, une dame assise à la table à côté m’avait demandé dans le plus grand sérieux lequel était le plus gentil, à les observer elle avait son avis sur la question…j’ai pu voir sur des forums que c’est une question qui revient souvent. Étrange non ?

http://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-le-temps-ne-fait-rien-a-l-affaire
Et puis il y a tous ces gens qui ont eu des jumeaux, qui ont eu dans leur famille un couple avec des jumeaux qui savent que c’est une période difficile et qui viennent nous encourager, nous rassurer.
Je me souviens d’une jumelle adulte aussi un jour, qui engage la conversation et à qui j’ai posé des questions pour le coup….
J’ai jamais autant discuté avec des inconnus. Les jumeaux ça ne laisse pas indifférent 😉

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Le torticolis congénital

Ma fille a eu un torticolis congénital et une asymétrie causée par la position qu’elle avait in utéro, il y avait comme un trou entre la base de son crâne et son oreille. La clinique dans laquelle j’ai accouché travaillait avec une ostéopathe et ma fille a eu sa première séance d’ostéopathie dès le lendemain de sa naissance. L’ostéopathe n’était pas trop inquiète, elle avait tout de même quelques craintes apparemment pour le développement interne de son oreille (elle a vu un peu plus tard un orl pas de problème) elle lui ferait encore une ou deux séances et après il faudrait voir une kiné qu’elle nous conseille.
Elle a eu des séances chez le kiné jusqu’à 4-5 mois, à partir du moment en fait ou elle a su se retourner seule, elle se mettait sur le ventre, forçait pour pouvoir lever sa tête et faisait donc elle-même sa rééducation. Le pédiatre orthopédiste qu’on voyait pour mon fils nous avait expliqué qu’il fallait laisser faire le temps mais que si le problème n’était pas résolu pour ses 10 mois il faudrait avoir recours à une petite chirurgie.
C’est son père qui pour des raisons pratique l’emmenait chez le kiné, il me racontait les séances, on lui faisait des massages, on lui faisait faire des exercices en attirant pas exemple son attention d’un côté pour qu’elle tourne sa tête, les exercices étaient parfois douloureux, elle a parfois pleuré, mais la kiné avait été assez étonnée de la voir s’endormir pendant certaines séances. Elle a eu son premier rire là-bas avec son père qui la chatouillait….ça les avait rapprochés.
A la maison on nous conseillait de placer son mobile ses jouets du côté ou elle était bloqué pour l’inciter toujours à tourner la tête, ça ne marchait pas tellement…En fait elle dormait la tête sur le côté avec la tête totalement renversée vers l’arrière, la journée je la calais avec un coussin de tapis d’éveil (le tapis d’éveil la girafe).
Enfin aujourd’hui tout ça est derrière nous, pour ce qui est de l’asymétrie, je pense que ça ne se voit plus, ou est-ce que je ne la vois plus ? Il n y a absolument rien de choquant en tout cas, elle est belle comme un cœur.

http://www.parolesmania.com/paroles_vincent_delerm_10223/paroles_sous_les_avalanches_350083.html

Dysplasie des hanches : astuce pour le lange calin

Mon fils a eu une dysplasie des hanches* diagnostiquée 1 mois après sa naissance lors de l’échographie de contrôle automatiquement prescrite pour les jumeaux.
Dès lors il a du porter le lange « calin » , ce lange très rigide a pour but de maintenir le nourrisson les jambes écartées. Le problème c’est que ça lui coupait les cuisses.
Pour remédier à ce problème j’ai fait un petit bricolage avec de la bande adhésive un peu élastique et les grande serviettes qu’on utilise juste après l’accouchement à l’hopital.

bande adhésive tissusserviettes après accouchement
Je découpais les serviettes et les collais avec le ruban adhésif sur le lange. Voilà avant/après :

lange avant (2)lange après (2)lange calin

Ce bricolage a rendu le lange beaucoup moins douloureux à porter. Le pédiatre orthopédiste qui le suivait a validé, il a trouvé ça très bien.

Je lui ai mis ce lange jour et nuit comme le médecin me l’avait indiqué mais je l’ai quand même libéré quelques fois en cas de canicule ou quand je sentais qu’il en avait vraiment marre.

Bon courage à toutes les mamans, les papas et aux petits bébés !!!

*Qu’est-ce qu’une dysplasie congénitale de la hanche ?

Aussi appelées « luxations congénitales de la hanche », ou « dysplasies luxantes de hanche », les dysplasies congénitales de la hanche sont plus ou moins graves. Lorsque bébé grandit, différents soucis peuvent survenir au niveau de l’articulation de la hanche.
Un constat : pour que la hanche soit solide et la marche possible, il faut que la tête du fémur qui ressemble à une boule soit suffisamment insérée dans le creux du bassin
La dysplasie peut aller d’une simple laxité (une articulation trop lâche) sans conséquence à la luxation complète.
Lorsque la tête du fémur n’est pas bien maintenue dans la partie creuse du bassin destinée à la recevoir (l’acétabulum) ou si ce creux est d’une profondeur insuffisante, la tête du fémur peut sortir de l’acétabulum. C’est ce que l’on appelle une luxation.

http://www.babycenter.fr/a7300007/dysplasie-cong%25C3%25A9nitale-de-la-hanche#ixzz3pIjnkjp8

Comprendre ses pleurs

Un tout petit article pour un tout petit problème.

J’ai mis trois mois environ à comprendre les pleurs de mon fils Il pleurait beaucoup et je ne parvenais pas à le calmer, je le prenais dans mes bras, je me disais qu’il avait peut-être faim je tentais de lui redonner à manger, je vérifiais sa couche, il avait peut-être des coliques je lui massais le ventre, je tentais beaucoup de choses… rien n’y faisait.

J’ai compris un peu tard qu’en fait il pleurait parce qu’il était fatigué et qu’il parvenait difficilement à trouver le sommeil. Ça ne m’étais pas venu à l’esprit parce qu’à cet âge ils étaient souvent dans le transat ou dans leur lit, sa sœur s’endormait dès qu’elle était fatiguée, mais lui ne parvenait pas à s’endormir. Chaque fois qu’il était fatigué il hurlait, le voyant pleurer, je le prenais dans mes bras j’essayais de le calmer de différentes manières et ça ne faisait que l’énerver d’autant plus.

Je me suis mise à le bercer dans son cosy (twin jane) car dès qu’on sortait et qu’on l’installait dedans il s’y endormait. Je pense qu’il s’y sentait bien car il y était vraiment bien calé, enveloppé, c’était molletonné, la forme arrondie…Je l’ai utilisé de nombreux mois, dans la journée, avant la nuit, il s’y endormait et on le mettait dans son lit.

Ses pleurs étaient également le reflet de sa personnalité actuelle, il est un peu râleur, et une petite contrariété peut déclencher de sacrée crise…. 😉

Enfin voilà parfois il suffit de pas grand-chose.

A suivre : dysplasie des hanches, astuce pour le lange.

Les 3 premiers mois, quand on aime on ne dort pas ! :-)

Pendant la grossesse avec mon mari on s’était beaucoup documenté, on avait lu quelques bouquins, on avait eu des témoignages (un collègue de mon mari essentiellement), on avait vu des forums, des sites, des articles sur les parents de jumeaux. Plus on se documentait et plus on avait peur, je me souviens avoir lu un article sur le net dans lequel une femme expliquait qu’elle était tellement épuisée qu’elle s’était endormie sur les toilettes. Tout le monde nous disait que ça allait être l’enfer, à la fin même ça nous agaçait, on se disait que ça pouvait pas être si difficile …
Et pourtant ce qui s’impose à moi quand je repense à cette période c’est cette fatigue immense, ce marathon, cette épreuve d’endurance. Mon mari et moi étions devenus des zombis. Nous sommes en région parisienne notre famille est en province nous n’avions personne pour nous aider.
Vous avez bien sur des femmes qui vous diront qu’avoir des jumeaux ça n’a rien de compliqué, ou que ce n’est pas plus compliqué qu’avoir des enfants d’âges rapprochés ( j’y reviendrai dans un prochain article) souvent même je ne sais pas pourquoi, elles argumentent de façon assez agressive ce point de vu. Comme si se plaindre de ces difficultés était une forme de désamour pour ses enfants.
Quand je me replonge dans cette période je pense aussi à tout ce que j’ai appris, je repense à ce premier body que j’ai enfilé maladroitement, à ce morceau de cordon dessécher qu’il fallait désinfecter, à cette inquiétude que j’avais quand ma fille ne voulait pas manger, mon fils aussi d’ailleurs n’était pas un gros mangeur, il n’avait pas perdu de poids depuis la sortie de la maternité, comme sa sœur, mais il n’en prenait pas tant que ça non plus.
La césarienne était toujours douloureuse, malgré les médicaments pour la douleur, je souffrais vraiment. Quelques jours après la sortie de la maternité, j’ai fait un abcès, la cicatrice s’est ouverte, des infirmières venaient me faire des soins à domicile.
Pour notre confort, les sages-femmes de la maternité m’avaient conseillé de caler mes enfants sur le même rythme, quand l’un des deux se réveillait je devais réveiller l’autre pour le faire manger aussi. Le problème c’est que ma fille s’alimentait toujours assez mal même après notre petit séjour à l’hôpital. Mon fils se réveillait toujours avant sa sœur et le problème c’est que quand je la réveillais elle ne voulait pas manger. J’ai donc décidé d’arrêter de vouloir les caler à tout prix, de respecter leur propre rythme, à partir de là j’ai réussi à la faire manger un peu plus , c’était plus fatiguant la nuit mais ça permettait de passer du temps avec chacun.
Mes enfants buvaient leurs biberons très lentement, c’est pendant ce petit séjour aux urgences pédiatrique que je me suis rendue compte qu’ils ne buvaient pas vraiment à une vitesse normale. J’ai vu des bébés boire leur biberon en quelques minutes, les miens buvaient leurs biberons en minimum 30 – 45 minutes. Je n’ai jamais su pourquoi…
Ils ne buvaient pas le même lait, le pédiatre leur avait prescrit un lait différent, j’ai pris l’habitude dès le départ de coller une feuille blanche sur chaque boite de lait et d’y inscrire l’heure et la quantité qu’ils avaient bu.
Pour la nuit je préparais les biberons d’avance dans le frigo, pour ne pas me tromper de lait j’utilisais des biberons de couleur différente, jaune pour mon fils, orange pour ma fille. Une nuit ou j’étais totalement dans le brouillard, je me suis trompée, je lui ai donné le lait de son frère, elle a adoré !! A partir de ce moment elle a bu ses biberons, et elle a pris du poids.
A 3 mois mon fils avait atteint le poids de 5 kg, ma fille faisait 4kg 5, concernant mon fils le médecin m’avait dit qu’à 5 kg il était physiologiquement capable de tenir toute la nuit. J’ai donc essayé une nuit de ne pas lui donner à manger mais juste de lui remettre sa tétine dans la bouche, il s’était rendormi…j’ai répété 3-4 nuit de suite et voilà mon fils faisait ses nuits. Si le médecin ne me l’avait pas suggéré je pense que ça aurait pu durer encore longtemps, peut-être pas….
Les petits ont passé leur première nuit avec nous, ensuite ils ont dormi dans leur chambre, la même, chacun dans leur lit, j’avais installé dans chaque lit une caméra et je dormais avec l’écran de contrôle, image et son. Je n’ai pas installé de tour de lit pour qu’ils puissent se voir.
Mes petits n’étaient pas tellement fusionnels, ils ne se regardaient pas. L’ostéopathe m’avait posé la question « ils se calculent ou pas ? » euh ben non ils se calculent pas. Elle m’avait expliqué que c’était assez courant, certains jumeaux s’ignorent au début, les miens ne se regardaient pas, ne se touchaient pas, voir même se repoussaient. Selon l’ostéopathe ils se faisaient la gueule…ma fille n’aurait pas apprécié la position dominante de mon fils in utéro………….bon, pourquoi pas:-)
C’est 3 premiers moi j’ai aussi dû accepter l’idée que la maternité que j’avais fantasmée depuis des années n’était pas celle que j’allais vivre (comme de nombreuses maman surement). Moi j’avais toujours imaginé ce côté fusionnel avec mon enfant. J’ai souvent pensé (au début) que mes enfants n’avait pas la chance d’un enfant singleton qui a sa maman pour lui tout seul, une maman qui lui consacre tout son temps, qui boit son biberon blottit dans ses bras et pas dans un transat parce que maman ne peut pas porter deux bébés en même temps. Aujourd’hui je suis une maman comblée et il me semble que mes enfants le sont aussi.

A suivre : comprendre ses pleurs

Nous rentrons chez nous….ou pas

Nous rentrons et c’est un vrai plaisir d’installer nos enfants chez nous, de leur montrer leur chambre qu’on a décoré, les doudous, leurs lits, leurs transats comme pour leurs dire « voilà ! Vous êtes chez vous bienvenue ». Toutes ces petites choses qu’on a choisies avant leur arrivée, en les attendant, en pensant à leur bien-être.
Nous rentrons chez nous enfin, non sans inquiétude, nous passons par la pharmacie, prendre du lait, des produits qu’on nous avait conseillé à la maternité et un pèse bébé.
J’étais plutôt angoissée parce que ma fille mangeait trop peu, alors qu’elle aurait dû boire environ 40-60 ml au moins de lait, elle n’en buvait que 10 ou 20. Le personnel de la maternité m’avait conseillé de les caler ensemble de leur donner leurs biberons toujours en même temps et vu leur poids de leur imposer un biberon toutes les 3 heures et de les réveiller s’ils ne l’étaient pas. Le problème c’est que si mon fils se réveillait et réclamait ses biberons toutes les 3 heures environ, ma fille elle semblait épuisée, elle ne mangeait rien, elle dormait tous le temps.
Je devais me rendre une semaine après la sortie de la maternité chez un médecin pour une visite de contrôle j’ai décidé ne pas attendre je m’y suis rendu au bout de 3 jours, le médecin après l’avoir examiné avait constaté une perte de poids et un état de fatigue plus important que la normal. Elle me conseillait d’attendre 48 heures et d’aller à l’hôpital si ça ne s’arrangeait pas. Je n’ai pas voulu attendre j’avais trop peur.
Direction l’hôpital, aux urgences pédiatrique, ce n’était pas celui où j’avais accouché. Les médecins examine ma fille, analyse d’urine, prise de sang, radio des poumons…La prise de sang chez un enfant de 11 jours…les infirmières ne trouvaient pas de veines, ils ont piqués ses bras, ses pieds…quand ils ne trouvent pas ils piquent sur la tête. C’est dur.
Le pédiatre décide de garder ma fille, vu son jeune âge et le fait que je sorte juste de l’hôpital, je suis hospitalisée avec elle, j’aurais un lit (ce qui n’est pas le cas quand les bébés sont un tout petit peu plus vieux).
Je me suis effondrée en larme, encore, quand les infirmières faisaient cette prise de sang, je pleurais parce qu’elle avait mal et je pleurais parce que j’allais être séparé de mon fils pendant plusieurs jours.
Le médecin m’informe qu’on essaiera de la nourrir normalement mais que s’il elle ne se nourrit pas il faudra la nourrir avec une sonde.
On m’installe dans la chambre vers 20h. Je suis accueillie par une infirmière en pédiatrie, c’est une femme d’origine africaine d’une cinquantaine d’années. J’étais épuisée, avec les deux petits à nourrir mes dernières nuits avaient été très courte, elle m’a dit de me mettre au lit, elle s’occuperait de ma fille, j’hésitais un peu, elle insistait, elle était là pour ça. J’étais allongée, ça faisait du bien, elle avait pris ma fille et c’était installé dans le fauteuil, pour ne pas me déranger elle avait tout éteint et s’éclairait avec la lumière de la petite salle d’eau dont elle avait entrebâillée la porte. Je ne dormais pas je les regardais, le personnel de la clinique où elle était née m’avait conseillé de donner des biberons à température ambiante, elle m’avait dit on va essayer chaud, on verra ce qu’elle préfère, quand ma fille commençait à somnoler elle lui parlait elle remuait le biberon dans sa bouche, elle lui chatouillait le cou du bout des doigts pour l’empêcher de se rendormir je l’entendais dire « non non non, on boit, on ne veut pas de la sonde ».
Je lui étais infiniment reconnaissante d’être aussi gentille, de prendre soins de nous comme ça. Ma fille mangeait un peu mieux qu’à la maison mais ce n’était pas encore gagné, la journée je m’occupais de ses biberons, j’insistais plus que les jours précédent je ne voulais pas de cette sonde elle avait eu son compte depuis sa naissance ! J’essayais de reproduire les gestes de l’infirmières j’appliquais ses techniques et ça marchait un peu.
Au bout de 3 jours elle avait repris un peu de poids, on me laissait sortir.

A suivre : les 3 premiers mois, quand on aime on dort pas ! 🙂

Mes premiers pas vers la maternité (en clinique)

Avant d’avoir des enfants je ne m’étais jamais occupé d’un bébé, je n’avais jamais donné un biberon, jamais je n’avais changé une couche ni même tenu dans mes bras un bébé avant qu’il ait au moins l’âge de 6 mois. J’avais tout à apprendre comme de nombreuses femmes je suppose.
J’ai eu énormément de chance, mes enfants ne sont pas nés prématurés, ils avaient un poids plus que correct (2.5 kg et 2.kg9), ils étaient en bonne santé…
Ils ont tout de même eu quelques petits problèmes en partie liés à la grossesse gémellaire, au manque de place. Ma fille est née avec un torticolis, la sage-femme était venue m’en parlé avant de me l’apporter, j’avais trouvé étrange qu’elle prenne tant de précaution, elle m’avait dit ne vous inquiétez pas avec des séances chez l’ostéopathe, la kiné ça devrait s’arranger rapidement. Peut-être que certaine maman réagissent mal, je ne sais pas…c’est vrai que c’était quand même impressionnant, ce n’était pas tant la position de sa tête qui était toute bloquée, mais elle avait comme un trou entre la base de son crâne et l’oreille. Comme si son épaule était restée marqué dedans. Elle avait un peu la tête de travers (pas tant que ça) Le pédiatre en la voyant avait dit « bon son frère à un visage parfait, c’est elle qui a tout pris, elle sera pas symétrique comme 90% des gens ». Je l’a trouvais toute mignonne, rigolote elle était toute petite, elle me faisait penser à une petite grenouille.
Mon fils lui, on l’a su un mois plus tard avait une dysplasie des hanches il a dû porté un lange spéciale pendant 2-3 mois (la tête du fémur n’est pas bien maintenue dans la partie creuse du bassin destinée à la recevoir (l’acétabulum) ou si ce creux est d’une profondeur insuffisante, la tête du fémur peut sortir de l’acétabulum)http://www.babycenter.fr/a7300007/dysplasie-cong%C3%A9nitale-de-la-hanche#ixzz3QocfkID3. Il ressemblait beaucoup à son papa, et il avait vraiment tout d’un garçon, le visage carré un peu carré, il paraissait costaud par rapport à sa sœur, une des sages-femmes l’appelait le gros F. pourtant il ne faisait que 2kg9… 
A 3 jours on leur a détecté une jaunisse ma fille seulement est passé sous la lampe, mon fils était limite mais un séjour devant la fenêtre a suffi.
Jusqu’ici ça se passait bien j’apprenais les gestes, les biberons, les couches, les bodys, le bain…les petits mangeaient bien mais quelques jours avant de sortir le pédiatre les revoit et estime que le frein de la langue de ma fille est trop court et qu’il faut le couper !!!!!! je ne connaissais pas cette pratique j’ai cru qu’il plaisantait, et bien non là comme ça à vif sans anesthésie il lui a coupé le frein de la langue !!! Apparemment c’est assez courant, il me dit que si on ne le fait pas il y a un risque pour qu’elle zozote en grandissant et qu’elle rencontre des difficultés pour boire ses biberons. C’est un pédiatre il sait ce qu’il fait…il m’a demandé de tenir ma fille, j’en étais incapable mais je le regrette j’aurais dû être là pour elle, c’est une infirmière qui la tenue pendant cette épreuve.
Je reste très perplexe par rapport à cet acte que je trouve un peu barbare, le pédiatre m’avait expliqué que le faire plus tard ce serait plus compliqué. Ma fille a eu énormément de mal à boire ses biberons après. Elle semblait ne plus savoir quoi faire de sa langue. Elle avait perdu du poids, on m’a quand même laissé sortir de la maternité avec un pèse de bébé de location pour surveiller leur courbe.
A suivre : Nous rentrons chez nous…ou pas