Les vacances finies, nous prenons un nouveau chemin, celui du collège et de l’adolescence.
Au retour des vacances j’ai été saisie par une phrase entendue, je ne sais même plus où « Les voyages sont le paradis des fous«
J’ai cherché cette phrase plus tard et l’explication , j’ai trouver une citation plus longue et plus explicite, ça m’a fait réfléchir sur ce que j’attends de mes voyages, pourquoi dès les vacances finies je pense aux suivantes, pourquoi je suis toujours dans l’attente de repartir….
Les voyages sont le paradis des fous. Nous devons à nos premiers voyages la découverte que les lieux ne sont rien. Chez moi, je rêve qu’à Naples et à Rome je serai enivré de beauté, et que je perdrai ma tristesse. Je fais mes paquets, j’embrasse mes amis, je m’embarque ; à la fin je me réveille à Naples, et à mes côtés se tient le même fait sévère, le même moi triste et inflexible que j’avais cherché à fuir.” Ralph Waldo Emerson, Confiance en soi (1841) – Ralph Waldo Emerson, né le 25 mai 1803 à Boston et mort le 27 avril 1882 à Concord, est un essayiste, philosophe et poète américain
Même si c’est difficile je vais essayer de ne plus barrer les jours du calendrier, essayer d’apprécier un peu plus ce qui est appréciable dans le présent, d’avancer un pas après l’autre , sans trop réfléchir à demain.
La sixième….déjà
Le temps me parait souvent long mais paradoxalement les jumeaux font leur rentrée au collège et je me dis que le temps est passé très vite. Je pense que le collège représente un enjeu important, j’aimerais qu’on ne passe pas à coté, qu’on se donne les moyens de réussir – sans trop de pression, là où j’ai l’impression d’avoir un peu échoué et là où j’ai l’impression de ne pas avoir reçu le soutien nécessaire. Le lycée se prépare au collège, disons que j’aimerais qu’ils ne se ferment pas de portes par des petits manquements.
Ils grandissent, j’ai peur qu’ils soient moins proches de moi et qu’ils ne m’aiment plus. J’ai peur que les rebellions de l’adolescence nous éloignent et en même temps, pas forcément de but en blanc, mais quand ça peut débloquer une situation, je suis plutôt quelqu’un qui accepte la négociation et les compromis, du moins il me semble. Je disais quoi déjà ?….apprécier ce qui est appréciable dans le présent, avancer un pas après l’autre , sans trop réfléchir à demain.
La rentrée s’est bien passée.
Beaucoup me demande si les jumeaux sont dans la même classe, ils ne le sont pas. Après une séparation en deuxième année de maternelle, compliquée pour ma fille, souhaitée par mon fils, je pense qu’ils n’apprécieraient plus tellement ni l’un ni l’autre de se retrouver dans la même classe.
Les jumeaux ont retrouvés dans leur classe les amis qu’ils espéraient. Ils vont devoir s’habituer à ces changements de rythmes, de profs. Ce qui est un peu compliqué c’est le bus…ils me disent que le bus est surchargé, qu’ils y sont serrés comme des sardines, hier mon fils n’a pas pu descendre à son arrêt. Ma fille m’a appelé paniquée pour me dire que son frère n’avait pas pu descendre, heureusement les arrêts sont fréquents, l’arrêt suivant n’était pas trop loin et il a facilement retrouvé son chemin. Et puis sur leur téléphone et le mien j’ai installé le contrôle parental qui me permet si besoin de les localiser précisément, au pire s’il ne savait pas trop où il était…moi je le savais.
C’est parti pour un cycle de 4 ans…affaire à suivre

