Le résultat…

J’ai réussi ….

A ma grande surprise j’ai trouvé mon nom sur la liste des admis, j’ai attendu toute la journée, les résultats ne sont tombés qu’en fin d’après-midi, je m’attendais à devoir encaisser la déception et puis non…:-)

Pour l’instant ça ne change pas grand chose mais je vais commencer à chercher un poste pour mi-septembre…comme je le disais précédemment la réussite à ce concours ne donne pas de poste, il faut en chercher un mais je vais enfin être un peu stable professionnellement.

L’après concours
Chaque concours donne lieu à l’établissement d’une liste d’aptitude classant par ordre alphabétique les candidats déclarés aptes par le jury.
La liste d’aptitude regroupe les lauréats du concours et les lauréats des concours précédents qui n’ont pas été nommés stagiaires et qui remplissent encore les conditions d’inscription sur la liste d’aptitude. Sa validité est nationale. Toutefois, la réussite à un concours ne vaut pas recrutement.

Cette liste permet aux lauréats inscrits de postuler aux emplois vacants des collectivités territoriales. Voir cap.territorial.fr.

Pendant la durée de l’inscription sur la liste d’aptitude, d’une durée d’un an renouvelable deux fois, il revient, en effet, aux lauréats de trouver un emploi dans une collectivité territoriale.

Vous êtes lauréat inscrit sur une liste d’aptitude établie après concours par le Centre de gestion

Y a plus qu’à…….;-)

 

10 millions de digital Mums en France ;-)

Souvent le samedi matin on se lève un peu plus tard, on prend le petit déj en famille et si on a rien de prévu on regarde « c’est un monde », la dernière partie de l’émission télé matin sur la 2 qui commence à 9h30. Cette rubrique d’une demi-heure est super sympa, elle vous raconte comment ça se passe ailleurs, par exemple comment se passent les vacances en famille en Espagne, au Canada, comment se passe l’éducation des enfants, la vie de famille,le chômage, les divorces, le travail….. au Sénégal, en Italie, en Allemagne….Nous on adore !

La dernière émission traitait des femmes au foyer http://www.france2.fr/emissions/telematin/actu/c-est-un-monde. Je pense prendre modèle sur la Hollande et peut-être aller vers un temps partiel à la rentrée de septembre, enfin on verra….J’ai trouvé cette émission sympa si ça vous intéresse de la voir, lien au dessus !

Ici le résumé que j’ai trouvé sur le site :

C’EST UN MONDE

Présenté par William Leymergie

Alors qu’a eu lieu le 8 mars dernier la journée de la femme, et que s’est achevée hier notre semaine « En avant toutes », nous allons mettre en valeur des femmes, dont on ne parle pas forcément : les femmes au foyer. En France, elles sont environ deux millions. Mais, elles sont moins nombreuses qu’il y a 20 ans. Et chez nos voisins lointains ou proches, ce phénomène est-il exceptionnel ou monnaie courante ? Les choses ont-elles évolué ? Quelles sont les raisons de ce choix ? Comment occupent-elles leur journée ?

Jacques Cardoze nous dira qu’il y a une tendance en hausse aux Etats-Unis : les parents qui choisissent de faire l’école à leurs enfants. La scolarisation des enfants à domicile est en forte progression, +60% en 10 ans. Et la tendance est particulièrement en vogue dans les milieux geeks de la Silicon Vallée. Ici, point de motivation religieuse mais des parents déçus par l’école traditionnelle. Dans la région de San Francisco, plusieurs milliers de familles ont fait le choix de retirer les enfants de l’école et très souvent ce sont les mères qui prennent alors en charge l’éducation. Elles enseignent elles même l’anglais, l’histoire ou les sciences grâce à des cours en ligne et se rassemblent pour organiser des sorties culturelles et sportives pour leurs enfants.

Valéry Lerouge nous emmène aux Pays-Bas où plus de 60% des femmes travaillent. Et pourtant, ce sont les femmes qui travaillent le moins en Europe ! Pourquoi? Près de 80% d’entre elles travaillent à temps partiel (contre 31% en France), un chiffre énorme. La raison ? Dans le pays, l’enfant est considéré comme plus important que le travail et c’est assez mal vu de confier sa garde à un ou une inconnu(e). Les femmes partagent donc leur temps entre vie privée et vie professionnelle. L’avantage est qu’elles s’occupent plus de leurs enfants, mais le revers de la médaille est qu’elles sont peu indépendantes financièrement. D’autant que toutes les crèches sont privées et sont un luxe car elles coutent très chères. Autre spécificité grandissante : les hommes au foyer sont de plus en plus nombreux.

François Beaudonnet nous fait découvrir les 8 millions de «  casalinga  », les casalinghe,  ce sont les femmes au foyer en Italie. Elles se consacrent aux tâches ménagères, à la cuisine, préparent des bons petits plats pour leurs maris et leurs enfants. C’est bien connu, les italiens sont  « macho », l’homme a le rôle de chef de famille, et la femme c’est la Mamma italienne, c’est celle qui tient la maison et chérit, jusqu’à très tard, ses enfants-rois ! Elle se dédie complètement à sa famille. Et la casalinga en Italie n’est pas une oubliée, il existe même un syndicat des femmes au foyer. Elles sont assurées en cas d’accidents domestiques : les brûlures de fers à repasser, les coupures quand elles épluchent des légumes… C’est une vraie figure de la société italienne !

En Espagne, Sandrine Mercier nous fait découvrir ces femmes au foyer qui viennent au service des autres, par exemple en faisant les courses pour eux, ou en prodiguant des conseils sur internet.

Isabelle Martinet nous fait le portrait robot de la femme au foyer française.

Le congé parental 1er mode de garde en France

Il y a deux jours  environ j’ai entendu aux infos dans une petite rubrique que le congé parental était le mode de garde privilégié en France…moi qui pensait que j’étais une marginale…En effet il y  a trop peu de places en crèche et le coût d’une  assistante maternelle  étant très élevé de nombreux parents font le choix du congé parental c’est en tout cas ce qui était expliqué.

Le manque de places  en crèche n’échappe à personne c’est vrai, j’ai même eu  l’idée furtive  d’en ouvrir une, j’avais pleins d’idées mais face à toutes les qualifications que je n’ai pas, le manque de moyens, les normes  de sécurité que je ne connais pas et la peur dans les yeux de mon mari je n’ai pas tellement creusé l’idée ,enfin un tout petit peu…C’était surtout parce que la crèche de ma ville est nulle, elle impose ses règles forcément …les places sont rares, alors elle vous facture systématiquement  10 h par jour même si vous ne mettez votre enfant que 8 h, avant 18 mois l’enfant est systématiquement gardé au domicile d’une assistante maternelle employée par la crèche au tarif de la crèche mais vous ne choisissez pas la nourrice…L’argument de faire connaitre à votre enfant les bienfaits de la collectivité dans ce cas ben il repassera…Moi j’imaginais ouvrir un lieu plus sympa où une maman pourrait choisir de mettre son enfant à mi-temps si elle le souhaite, avec des périodes d’adaptation, un lieu qui pourrait accueillir pourquoi pas des assistantes maternelles en manque d’inspiration…… je pense qu’une puéricultrice serait plus à même de  prétendre à ce genre de projet.

En plus de profiter au maximum de ses enfants, ce qui est sympa dans le congé parental c’est qu’on repense sa vie un peu autrement, personnellement je trouve que c’est une chance vraiment, quand c’est un vrai choix et qu’il n’est pas subit…on se retrouve un peu face à soi-même, et ça peut être l’occasion de nouveaux départs, de se poser un peu même si contrairement à ce que certains pensent ce n’est pas de tout repos… Moi j’ai jamais eu de boulot super intéressant et puis j’en change tout le temps, la considération qu’on peut avoir pour moi n’a rien à voir avec mon boulot  , je suis un peu comme ces personnes  qui multiplient les conquêtes mais qui ne parviennent  pas à avoir une relation amoureuse stable sauf que moi c’est au boulot. On ne m’a jamais vraiment rien reproché pourtant… En même temps j’ai souvent été heureuse de changer de boulot et je ne comprends pas pourquoi mais j’ai du mal à postuler à un cdi. Ça me fait penser à ces personnes qui systématiquement tomberont amoureuses de quelqu’un qui est déjà marié, celui qui lui fait miroiter qu’il va quitter sa femme…Y a des gens qui font de l’intérim toute leur vie, est ce que c’est vraiment un choix ? J’aimerais trouver ma place mais aussi faire un boulot que j’aime, compatible avec ma vie de maman, nouveau critère, je creuse cette idée là…

Le congé parental et puis….

Il me reste un an de congé parental, c’est fou comme le temps passe vite, au début l’idée de passer trois ans à la maison m’inquiétait, j’ai voyagé d’entreprise en entreprise, de cdd en cdd et parfois quelques mois de chômage suffisaient à me faire perdre totalement confiance en moi. Je ne savais pas dans quel état je sortirais de ces 3 ans avec mes enfants, ce que je savais en revanche c’est que leurs trois premières années ne reviendraient pas alors peu m’importait de reprendre tout à zéro au niveau de l’estime de soi….(elle a toujours été plus que modérée, pour moi l’estime de soi, professionnellement, ça consiste à me surprendre à réussir à exécuter les tâches qu’on m’a attribuées, mais quand même)

Finalement ces deux années sont passées tellement vite …..j’ai conscience que cette dernière année passera en un éclair et j’ai peur, reprendre le boulot que j’avais avant oui, peut-être,  je pense que c’est possible mais j’aimerais tellement être là pour les emmener à l’ école, pour voir si tout va bien, aller les chercher à la sortie, ne pas les laisser des heures au périscolaire, avoir du temps pour leurs devoirs…Je me dis que je vais peut-être au départ reprendre à mi-temps seulement, peut-être arrêter de travailler à Paris (que j’aime pourtant) et ne plus passer des heures dans les transports, mais pour quoi faire, trouver un emploi dans ma ville me paraît plus difficile….J’ai une idée de création d’entreprise (paradoxalement) , j’en ai parlé à mon mari, je lui ai demandé ce qu’il en pensait et il me dit qu’il me fait confiance, il me dit qu’il sait que je ne les mettrais jamais en péril lui et les enfants, il dit que si je me lance il a la certitude que ce sera quelque chose de réfléchi, de ficelé, il a raison, je ne ferais jamais rien qui  pourrait nous mettre en danger….Je me dis, je pense je projette pleins de choses….bilan dans un an.

La crise des deux ans ?

Assise en tailleur parterre au milieu du salon au milieu des jouets je les regarde danser…. ils bougent aussi leurs bras maintenant et depuis peu ils tournent sur eux-mêmes, ils tournent, tournent et tombent par terre, ils se relèvent et recommencent, ils sont morts de rire, alors je ris aussi. Parfois, pendant ces petits moments je me dis que je suis vraiment déconnectée de tout et pourtant la vie c’est ça …le rire de ma fille qui résonne à cent mètres à la ronde, leurs petits bras autour mon cou, les petits cheveux de mon fils qui me font penser au duvet d’un poussin.
Tout n’est pas rose non plus, parfois ils sont durs, je me prends des coups de pieds à chaque couche changée. C’est incroyable la force qu’ils ont, c’est un combat de lutte quand ils raidissent tout leur corps pour que je ne puisse pas les installer dans une poussette ou dans une chaise haute. Parfois en mangeant il me regarde avec un air de défi, leur cuillère pleine de nourriture suspendue au-dessus du sol. Ils me provoquent beaucoup en ce moment, ils comprennent maintenant très bien ce qu’ils peuvent faire ou pas, mais ils tentent….Quand je leur dit non ils me tapent, ils crient, ils jettent rageusement ce qu’ils ont dans les mains. Ça doit être ça la crise des 2 ans…Ils vont sur leurs 21 mois. Maintenant je les mets au coin quand ils vont trop loin, ça fait peu de temps que je fais ça, la première fois j’ai été étonné de voir que je les mettais au coin et qu’ils y restaient. Ils sont tellement pleins d’énergie, je pensais qu’ils ne comprendraient pas, qu’ils partiraient en courant, ben non je les mets au coin et ils acceptent la punition….Je leur demande de ne pas recommencer et ils me disent oui de la tête ou « cor » pour d’accord  Ils ne tiennent pas toujours leurs promesses mais bon ils ont que 20 mois…
De cette façon mon fils a compris qu’il devait arrêter de me donner des coups, il ne le fait plus ou beaucoup plus rarement, il y a moins de jets de nourriture également, mais dès qu’on résout un problème un nouveau prend sa place. Ils montent par exemple sur le dossier du canapé, essaient de monter sur la table, sur le bureau, se mettent debout sur les chaises, essaient de décrocher les tableaux. Ils se servent de leurs jouets un peu volumineux comme d’une marche, un escabeau. On leur a acheté une cuisine, ils ne s’en servent pas pour jouer, ils l’allongent et s’en servent pour se surélever et avoir accès à des choses ranger en hauteur ou toucher l’écran tv, ouvrir les portes…Le risque évidemment c’est qu’ils tombent.
C’est fatiguant tout ça…ce qui est sympa en revanche c’est qu’ils comprennent tout, même s’ils ne parlent pas très bien, qu’ils ne prononcent que très peu de mots, je vois qu’ils me comprennent. Ils se font des câlins aussi maintenant, des bisous, ils se chatouillent, ils rigolent, ils sont très attachant on en revient toujours à ça, ça n’a pas de prix et ça permet de relativiser…..

C’est décidé, je prends un congé parental !

Avant même d’être enceinte je savais qu’il serait difficile un jour pour moi de confier mes enfants à une nourrice. Confier mes enfants me paraissais impossible. Les laisser à une personne que je ne connais pas, ne pas savoir ce qui se passe une fois la porte fermée…non …impossible, je n’ai pas assez confiance en l’être humain pour ça.
Si je devais faire garder mes enfants ce serait forcément dans une crèche, un endroit ouvert, un endroit gérer par plusieurs personnes, une équipe.
Quand je suis tombée enceinte j’étais en cdd, j’avais un boulot qui me plaisait, des collègues sympas….Mon contrat s’est terminé pendant mon congé maternité mais mes responsables voulaient bien me reprendre après cette période.
J’aimais bien mon boulot, mon congé maternité était de 6 mois, je n’envisageais pas encore le congé parental mais pendant ma grossesse je suis allée dans la seule crèche de ma ville pour y inscrire mes futurs enfants et là ce fut une grosse déception, déjà la personne m’expliquait que je n’avais aucune certitude d’avoir une place mais surtout avant 18 mois les bébés étaient placés chez des nourrices employées par la crèche. J’écoutais cette personne m’énoncer le règlement, les tarifs, les modalités d’accueil mais j’étais restée bloquée sur la garde au domicile de la nourrice, une nourrice que je ne choisirais pas, qu’on me présenterait le jour J. Devant mon inquiétude l’employée de la crèche répondait que si je leur faisais confiance je faisais confiance à la nourrice, autant dire que c’était déjà quasiment exclut.
Quand mes enfants sont nés, je ne me sentais plus du tout de les laisser, j’étais quand même encore un peu dans le doute au début, j’ai même contacté quelques nourrices, je me suis dit que ça coutait rien,( quitte à ce qu’ils soient gardés par une nourrice je préférais la choisir moi-même) que le feeling passerait peut-être, j’ai eu quelques contacts téléphoniques et je n’ai pas été tellement convaincue et puis les nourrices que j’ai contacté m’annonçait un tarif au mois pour deux enfants entre 1300 et 1400 € (région parisienne), autant dire que là c’était carrément ridicule c’était plus que mon salaire je touchais environ 1200 €. Il y aurait les aides de la caf bien sûr mais au final j’irais travailler pour payer la nourrice, ben autant joindre l’utile à l’agréable et le faire moi-même 
Et puis le congé maternité pour une maman de jumeaux c’est 6 mois, en 6 mois on avait pris tellement d’habitude, ça m’aurait déchirée de devoir les laisser, de partir le matin sans les voir peut-être, de rentrer tard le soir, si je reprenais mon ancien boulot j’avais 1h30 de trajet aller, en étant à temps plein avec eux je culpabilisais déjà de devoir me partager en deux, c’était trop dur, c’était impossible, c’était cruel de nous séparer.
J’ai décidé de les garder jusqu’à leur entrée en maternelle je perçois une aide de la caf, une aide un peu moins importante d’ailleurs que si je faisais appel à une nourrice, une aide qui nous permet de boucler nos fins et j’aimerais dire comme je suis reconnaissante d’être dans un pays qui me permet ça.