Mistigris

Un rêve un peu bizarre cette nuit, on était couché dans un lit avec mon mari on discutait et tout à coup on sentait quelque chose bouger, bondir sous mon oreiller. Je sens quelque chose qui vient se blottir dans mon cou et ronronnner. Je lui dit que ce sont des chatons. On allume la lumière et ce ne sont pas des chatons mais des bébés. Dans mes rêves les nourrissons sont toujours représentés au départ comme des chatons (je pense que c est parce que dans l enfance j ai vécu avec plusieurs chats et que j avais pour eux un attachement presque maternelle) Il y a quatre bébé en couche culotte dont 3 sont métisses et le dernier beaucoup plus petit que les autres et blanc. Au réveil je me suis dit que dans les portés de chats auxquels j ai pu assister il y avait toujours un petit chatons plus fragile que les autres. Et souvent au milieu des chats d une même portée un petit chat roux ou gris un peu différent des autres. Avec mon mari, nous découvrons donc 4 nourrissons en couches culotte, d autres membres de ma famille sont dans la maison aussi je leur montre les bébés, je me demande comment on va faire pour s occuper de tous ces nouveaux nés. Je vois mon mari s habiller en me disant qu il doit partir au boulot, qu il pourra pas s en occuper, je lui dit que moi aussi je dois aller travailler mais il semble ne pas y prêter attention et s en va… Mon rêve s achève ainsi… J adore faire ce genre de rêve que je décortique au réveil….à l origine certainement : La veille un repas de famille chez ma belle mère à Brest, une cousine de mon mari enceinte, un ensemble de sentiments, de circonstances …

La première semaine des vacances scolaires s acheve, je reprends lundi mais après une semaine de vacances dans la tempête je rêve avec impatience de nos prochaines vacances….nous avons profité du mauvais temps pour passer des moments en famille autour de jeux de société, le monopoly junior, Labyrinthe…. Nous avons révisé un peu tous les jours les leçons des enfants comme conseillé par les maîtresses. Bien que l enseignante de mon fils n est rien remarqué j ai l impression qu il est dyslexique. Dans tous les domaines d apprentissage il a toujours eu des facilités mais pour la lecture il a beaucoup de mal et il n arrive pas à retenir certains sons, il confond par exemple les « b » et les « d »… Je lui ai dit de penser à un bidon, pour le b qui va vers l avant et au dos pour le d qui est derrière…. Ça l aide un peu. Je vois bien que c est pas juste un problème de temps ou d entraînement….À l école pour mes deux loulous ça se passe plutôt bien. Il ressort pour les deux qu ils seraient doués en maths. La maîtresse de mon fils m a dit que c était un enfant attachant et ça m a fait super plaisir…je n’ai pas eu l’occasion encore de rencontrer la maîtresse de ma fille mais j ai eu des observations écrites positives. Je compte prendre rendez-vous très rapidement chez un orthophoniste pour voir ce qu il en est de cet éventuel problème de dyslexie… À bientôt 😊😊😊

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comprendre ses pleurs

Un tout petit article pour un tout petit problème.

J’ai mis trois mois environ à comprendre les pleurs de mon fils Il pleurait beaucoup et je ne parvenais pas à le calmer, je le prenais dans mes bras, je me disais qu’il avait peut-être faim je tentais de lui redonner à manger, je vérifiais sa couche, il avait peut-être des coliques je lui massais le ventre, je tentais beaucoup de choses… rien n’y faisait.

J’ai compris un peu tard qu’en fait il pleurait parce qu’il était fatigué et qu’il parvenait difficilement à trouver le sommeil. Ça ne m’étais pas venu à l’esprit parce qu’à cet âge ils étaient souvent dans le transat ou dans leur lit, sa sœur s’endormait dès qu’elle était fatiguée, mais lui ne parvenait pas à s’endormir. Chaque fois qu’il était fatigué il hurlait, le voyant pleurer, je le prenais dans mes bras j’essayais de le calmer de différentes manières et ça ne faisait que l’énerver d’autant plus.

Je me suis mise à le bercer dans son cosy (twin jane) car dès qu’on sortait et qu’on l’installait dedans il s’y endormait. Je pense qu’il s’y sentait bien car il y était vraiment bien calé, enveloppé, c’était molletonné, la forme arrondie…Je l’ai utilisé de nombreux mois, dans la journée, avant la nuit, il s’y endormait et on le mettait dans son lit.

Ses pleurs étaient également le reflet de sa personnalité actuelle, il est un peu râleur, et une petite contrariété peut déclencher de sacrée crise…. 😉

Enfin voilà parfois il suffit de pas grand-chose.

A suivre : dysplasie des hanches, astuce pour le lange.

Les 3 premiers mois, quand on aime on ne dort pas ! :-)

Pendant la grossesse avec mon mari on s’était beaucoup documenté, on avait lu quelques bouquins, on avait eu des témoignages (un collègue de mon mari essentiellement), on avait vu des forums, des sites, des articles sur les parents de jumeaux. Plus on se documentait et plus on avait peur, je me souviens avoir lu un article sur le net dans lequel une femme expliquait qu’elle était tellement épuisée qu’elle s’était endormie sur les toilettes. Tout le monde nous disait que ça allait être l’enfer, à la fin même ça nous agaçait, on se disait que ça pouvait pas être si difficile …
Et pourtant ce qui s’impose à moi quand je repense à cette période c’est cette fatigue immense, ce marathon, cette épreuve d’endurance. Mon mari et moi étions devenus des zombis. Nous sommes en région parisienne notre famille est en province nous n’avions personne pour nous aider.
Vous avez bien sur des femmes qui vous diront qu’avoir des jumeaux ça n’a rien de compliqué, ou que ce n’est pas plus compliqué qu’avoir des enfants d’âges rapprochés ( j’y reviendrai dans un prochain article) souvent même je ne sais pas pourquoi, elles argumentent de façon assez agressive ce point de vu. Comme si se plaindre de ces difficultés était une forme de désamour pour ses enfants.
Quand je me replonge dans cette période je pense aussi à tout ce que j’ai appris, je repense à ce premier body que j’ai enfilé maladroitement, à ce morceau de cordon dessécher qu’il fallait désinfecter, à cette inquiétude que j’avais quand ma fille ne voulait pas manger, mon fils aussi d’ailleurs n’était pas un gros mangeur, il n’avait pas perdu de poids depuis la sortie de la maternité, comme sa sœur, mais il n’en prenait pas tant que ça non plus.
La césarienne était toujours douloureuse, malgré les médicaments pour la douleur, je souffrais vraiment. Quelques jours après la sortie de la maternité, j’ai fait un abcès, la cicatrice s’est ouverte, des infirmières venaient me faire des soins à domicile.
Pour notre confort, les sages-femmes de la maternité m’avaient conseillé de caler mes enfants sur le même rythme, quand l’un des deux se réveillait je devais réveiller l’autre pour le faire manger aussi. Le problème c’est que ma fille s’alimentait toujours assez mal même après notre petit séjour à l’hôpital. Mon fils se réveillait toujours avant sa sœur et le problème c’est que quand je la réveillais elle ne voulait pas manger. J’ai donc décidé d’arrêter de vouloir les caler à tout prix, de respecter leur propre rythme, à partir de là j’ai réussi à la faire manger un peu plus , c’était plus fatiguant la nuit mais ça permettait de passer du temps avec chacun.
Mes enfants buvaient leurs biberons très lentement, c’est pendant ce petit séjour aux urgences pédiatrique que je me suis rendue compte qu’ils ne buvaient pas vraiment à une vitesse normale. J’ai vu des bébés boire leur biberon en quelques minutes, les miens buvaient leurs biberons en minimum 30 – 45 minutes. Je n’ai jamais su pourquoi…
Ils ne buvaient pas le même lait, le pédiatre leur avait prescrit un lait différent, j’ai pris l’habitude dès le départ de coller une feuille blanche sur chaque boite de lait et d’y inscrire l’heure et la quantité qu’ils avaient bu.
Pour la nuit je préparais les biberons d’avance dans le frigo, pour ne pas me tromper de lait j’utilisais des biberons de couleur différente, jaune pour mon fils, orange pour ma fille. Une nuit ou j’étais totalement dans le brouillard, je me suis trompée, je lui ai donné le lait de son frère, elle a adoré !! A partir de ce moment elle a bu ses biberons, et elle a pris du poids.
A 3 mois mon fils avait atteint le poids de 5 kg, ma fille faisait 4kg 5, concernant mon fils le médecin m’avait dit qu’à 5 kg il était physiologiquement capable de tenir toute la nuit. J’ai donc essayé une nuit de ne pas lui donner à manger mais juste de lui remettre sa tétine dans la bouche, il s’était rendormi…j’ai répété 3-4 nuit de suite et voilà mon fils faisait ses nuits. Si le médecin ne me l’avait pas suggéré je pense que ça aurait pu durer encore longtemps, peut-être pas….
Les petits ont passé leur première nuit avec nous, ensuite ils ont dormi dans leur chambre, la même, chacun dans leur lit, j’avais installé dans chaque lit une caméra et je dormais avec l’écran de contrôle, image et son. Je n’ai pas installé de tour de lit pour qu’ils puissent se voir.
Mes petits n’étaient pas tellement fusionnels, ils ne se regardaient pas. L’ostéopathe m’avait posé la question « ils se calculent ou pas ? » euh ben non ils se calculent pas. Elle m’avait expliqué que c’était assez courant, certains jumeaux s’ignorent au début, les miens ne se regardaient pas, ne se touchaient pas, voir même se repoussaient. Selon l’ostéopathe ils se faisaient la gueule…ma fille n’aurait pas apprécié la position dominante de mon fils in utéro………….bon, pourquoi pas:-)
C’est 3 premiers moi j’ai aussi dû accepter l’idée que la maternité que j’avais fantasmée depuis des années n’était pas celle que j’allais vivre (comme de nombreuses maman surement). Moi j’avais toujours imaginé ce côté fusionnel avec mon enfant. J’ai souvent pensé (au début) que mes enfants n’avait pas la chance d’un enfant singleton qui a sa maman pour lui tout seul, une maman qui lui consacre tout son temps, qui boit son biberon blottit dans ses bras et pas dans un transat parce que maman ne peut pas porter deux bébés en même temps. Aujourd’hui je suis une maman comblée et il me semble que mes enfants le sont aussi.

A suivre : comprendre ses pleurs

Nous rentrons chez nous….ou pas

Nous rentrons et c’est un vrai plaisir d’installer nos enfants chez nous, de leur montrer leur chambre qu’on a décoré, les doudous, leurs lits, leurs transats comme pour leurs dire « voilà ! Vous êtes chez vous bienvenue ». Toutes ces petites choses qu’on a choisies avant leur arrivée, en les attendant, en pensant à leur bien-être.
Nous rentrons chez nous enfin, non sans inquiétude, nous passons par la pharmacie, prendre du lait, des produits qu’on nous avait conseillé à la maternité et un pèse bébé.
J’étais plutôt angoissée parce que ma fille mangeait trop peu, alors qu’elle aurait dû boire environ 40-60 ml au moins de lait, elle n’en buvait que 10 ou 20. Le personnel de la maternité m’avait conseillé de les caler ensemble de leur donner leurs biberons toujours en même temps et vu leur poids de leur imposer un biberon toutes les 3 heures et de les réveiller s’ils ne l’étaient pas. Le problème c’est que si mon fils se réveillait et réclamait ses biberons toutes les 3 heures environ, ma fille elle semblait épuisée, elle ne mangeait rien, elle dormait tous le temps.
Je devais me rendre une semaine après la sortie de la maternité chez un médecin pour une visite de contrôle j’ai décidé ne pas attendre je m’y suis rendu au bout de 3 jours, le médecin après l’avoir examiné avait constaté une perte de poids et un état de fatigue plus important que la normal. Elle me conseillait d’attendre 48 heures et d’aller à l’hôpital si ça ne s’arrangeait pas. Je n’ai pas voulu attendre j’avais trop peur.
Direction l’hôpital, aux urgences pédiatrique, ce n’était pas celui où j’avais accouché. Les médecins examine ma fille, analyse d’urine, prise de sang, radio des poumons…La prise de sang chez un enfant de 11 jours…les infirmières ne trouvaient pas de veines, ils ont piqués ses bras, ses pieds…quand ils ne trouvent pas ils piquent sur la tête. C’est dur.
Le pédiatre décide de garder ma fille, vu son jeune âge et le fait que je sorte juste de l’hôpital, je suis hospitalisée avec elle, j’aurais un lit (ce qui n’est pas le cas quand les bébés sont un tout petit peu plus vieux).
Je me suis effondrée en larme, encore, quand les infirmières faisaient cette prise de sang, je pleurais parce qu’elle avait mal et je pleurais parce que j’allais être séparé de mon fils pendant plusieurs jours.
Le médecin m’informe qu’on essaiera de la nourrir normalement mais que s’il elle ne se nourrit pas il faudra la nourrir avec une sonde.
On m’installe dans la chambre vers 20h. Je suis accueillie par une infirmière en pédiatrie, c’est une femme d’origine africaine d’une cinquantaine d’années. J’étais épuisée, avec les deux petits à nourrir mes dernières nuits avaient été très courte, elle m’a dit de me mettre au lit, elle s’occuperait de ma fille, j’hésitais un peu, elle insistait, elle était là pour ça. J’étais allongée, ça faisait du bien, elle avait pris ma fille et c’était installé dans le fauteuil, pour ne pas me déranger elle avait tout éteint et s’éclairait avec la lumière de la petite salle d’eau dont elle avait entrebâillée la porte. Je ne dormais pas je les regardais, le personnel de la clinique où elle était née m’avait conseillé de donner des biberons à température ambiante, elle m’avait dit on va essayer chaud, on verra ce qu’elle préfère, quand ma fille commençait à somnoler elle lui parlait elle remuait le biberon dans sa bouche, elle lui chatouillait le cou du bout des doigts pour l’empêcher de se rendormir je l’entendais dire « non non non, on boit, on ne veut pas de la sonde ».
Je lui étais infiniment reconnaissante d’être aussi gentille, de prendre soins de nous comme ça. Ma fille mangeait un peu mieux qu’à la maison mais ce n’était pas encore gagné, la journée je m’occupais de ses biberons, j’insistais plus que les jours précédent je ne voulais pas de cette sonde elle avait eu son compte depuis sa naissance ! J’essayais de reproduire les gestes de l’infirmières j’appliquais ses techniques et ça marchait un peu.
Au bout de 3 jours elle avait repris un peu de poids, on me laissait sortir.

A suivre : les 3 premiers mois, quand on aime on dort pas ! 🙂

Mes premiers pas vers la maternité (en clinique)

Avant d’avoir des enfants je ne m’étais jamais occupé d’un bébé, je n’avais jamais donné un biberon, jamais je n’avais changé une couche ni même tenu dans mes bras un bébé avant qu’il ait au moins l’âge de 6 mois. J’avais tout à apprendre comme de nombreuses femmes je suppose.
J’ai eu énormément de chance, mes enfants ne sont pas nés prématurés, ils avaient un poids plus que correct (2.5 kg et 2.kg9), ils étaient en bonne santé…
Ils ont tout de même eu quelques petits problèmes en partie liés à la grossesse gémellaire, au manque de place. Ma fille est née avec un torticolis, la sage-femme était venue m’en parlé avant de me l’apporter, j’avais trouvé étrange qu’elle prenne tant de précaution, elle m’avait dit ne vous inquiétez pas avec des séances chez l’ostéopathe, la kiné ça devrait s’arranger rapidement. Peut-être que certaine maman réagissent mal, je ne sais pas…c’est vrai que c’était quand même impressionnant, ce n’était pas tant la position de sa tête qui était toute bloquée, mais elle avait comme un trou entre la base de son crâne et l’oreille. Comme si son épaule était restée marqué dedans. Elle avait un peu la tête de travers (pas tant que ça) Le pédiatre en la voyant avait dit « bon son frère à un visage parfait, c’est elle qui a tout pris, elle sera pas symétrique comme 90% des gens ». Je l’a trouvais toute mignonne, rigolote elle était toute petite, elle me faisait penser à une petite grenouille.
Mon fils lui, on l’a su un mois plus tard avait une dysplasie des hanches il a dû porté un lange spéciale pendant 2-3 mois (la tête du fémur n’est pas bien maintenue dans la partie creuse du bassin destinée à la recevoir (l’acétabulum) ou si ce creux est d’une profondeur insuffisante, la tête du fémur peut sortir de l’acétabulum)http://www.babycenter.fr/a7300007/dysplasie-cong%C3%A9nitale-de-la-hanche#ixzz3QocfkID3. Il ressemblait beaucoup à son papa, et il avait vraiment tout d’un garçon, le visage carré un peu carré, il paraissait costaud par rapport à sa sœur, une des sages-femmes l’appelait le gros F. pourtant il ne faisait que 2kg9… 
A 3 jours on leur a détecté une jaunisse ma fille seulement est passé sous la lampe, mon fils était limite mais un séjour devant la fenêtre a suffi.
Jusqu’ici ça se passait bien j’apprenais les gestes, les biberons, les couches, les bodys, le bain…les petits mangeaient bien mais quelques jours avant de sortir le pédiatre les revoit et estime que le frein de la langue de ma fille est trop court et qu’il faut le couper !!!!!! je ne connaissais pas cette pratique j’ai cru qu’il plaisantait, et bien non là comme ça à vif sans anesthésie il lui a coupé le frein de la langue !!! Apparemment c’est assez courant, il me dit que si on ne le fait pas il y a un risque pour qu’elle zozote en grandissant et qu’elle rencontre des difficultés pour boire ses biberons. C’est un pédiatre il sait ce qu’il fait…il m’a demandé de tenir ma fille, j’en étais incapable mais je le regrette j’aurais dû être là pour elle, c’est une infirmière qui la tenue pendant cette épreuve.
Je reste très perplexe par rapport à cet acte que je trouve un peu barbare, le pédiatre m’avait expliqué que le faire plus tard ce serait plus compliqué. Ma fille a eu énormément de mal à boire ses biberons après. Elle semblait ne plus savoir quoi faire de sa langue. Elle avait perdu du poids, on m’a quand même laissé sortir de la maternité avec un pèse de bébé de location pour surveiller leur courbe.
A suivre : Nous rentrons chez nous…ou pas

Le mal joli, une fois que c’est fini on en rit

Le mal joli, une fois que c’est fini on en rit

A 8 mois et 3 jours de grossesse on m’a pratiqué une césarienne en urgence, tout c’est bien passé j’ai mis au monde deux beaux bébés, une fille 49 cm 2,5 kg et un garçon 51 cm 2kg9. Une des sage- femme vient me voir pour me dire que mon fils ressemble trait pour trait à son père. Pour des jumeaux c’est vraiment pas mal. J’attends au bloc, on m’a recousu mais je dois attendre une heure, avant de retrouvé ma chambre. Mes bébés sont remontés avec leur père et les sages-femmes.
L’heure arrive enfin on me ramène dans ma chambre, je me sens bien, super zen…je suis sur un chariot (ou un brancard ?) une des sages-femmes soulève le drap qui est sur moi afin de me glisser dans mon lit et je la vois faire une drôle de tête, elle dit « ah on a un petit problème » En fait je faisais une hémorragie, très mauvaise nouvelle pour moi qui m’attendais à passer un petit moment avec mes enfants, je vais vivre l’enfer pendant plusieurs heures…Les sages-femmes se postent au-dessus de moi, l’une d’elle me dit je suis désolée Mme .. on va devoir appuyer sur votre ventre pour que le sang s’écoule ça va faire mal mais on est obligée, je viens d’avoir une césarienne….. je ne réponds plus elles insistent et je fini par fondre en larmes ma gorge est tellement nouée que je fais des espèces de petits cris j’ai honte, je cache mon visage, j’avais peur, j’avais mal, le stress…. elles me disent de tout lachée, de me laisser allez…elles ont appuyées comme ça sur mon ventre jusqu’à une heure du matin. Au départ tout les ¼ d’heure pendant deux heures je dirais, puis toutes les ½ heures et toutes les heures. On m’a donné de la morphine dans la 1ère heure, quelques heures plus tard, je suis dans mon lit et entre deux soins on vient me présenter mes enfants, je dirais qu’à partir du moment où on m’a donné de la morphine tout est devenu un peu flou, j’ai comme un trou noir, dans les jours qui ont suivi je me suis aperçu que je confondais un peu le 1er et le 2ème jour de mon accouchement. Enfin bref on vient me présenter mes enfants, j’attendais ce jour depuis tellement longtemps…j’étais heureuse de les prendre dans mes bras malgré la difficulté de pouvoir bouger avec la perf, la sonde urinaire et le brassard qui prenait ma tension, on m’a d’abord donné ma fille je l’ai gardé dans les bras quelques instants et puis j’ai pris mon fils, je l’avais depuis quelques minutes dans les bras et j’ai commencé à me sentir mal. J’avais la tête qui tournait et une forte envie de vomir, j’ai demandé à mon mari de reprendre mon fils et j’ai commencé à vomir, j’ai été malade toute la nuit, c’était la morphine que je ne supportais pas.
Le matin les sages-femmes me laissent les petits dans la chambre, elles me disent qu’ils ont mangé il faudra les faire manger dans 3 heures, je suis incapable de m’en occuper j’ai la tête qui tourne, dès que je fais un mouvement j’ai l’impression que la pièce tourne autour de moi, heureusement mon mari arrive assez vite et gère pour moi. Au fur et à mesure de la matinée ça va un peu mieux, en début d’après-midi on retire ma sonde urinaire, la perf …un peu plus tard il faudra que je me lève, c’était dur…..la césarienne reste un vrai mauvais souvenir, ce jour et les semaines suivantes , je me sentais pas du tout en état pendant 3-4 jours je dirais, j’ai assisté de loin sur mon lit à leur premier bain, à la formation aux soins mon mari a fait beaucoup de chose « à ma place » je ne m’attendais pas du tout à ça. La césarienne pour moi n’avait qu’un seul avantage, celui de ne pas souffrir….un médecin m’a confirmé, elle me disait qu’après sa césarienne elle avait souffert pendant un mois. Tout à coup ma mère qui en a vécu 3 était devenue une héroïne.
Je tiens quand même à rassurer un peu celles qui auraient à subir prochainement une césarienne, l’hémorragie que j’ai faite est certainement en grande partie responsable des douleurs que j’ai pu ressentir (j’ai fait un abcès au niveau de ma cicatrice une semaine après) ma mère en a eu trois justement et n’a jamais souffert de cette façon, mais elle a été un peu choqué de voir comment ça se passait aujourd’hui. A son époque, elle était restée 11 jours à l’hôpital et non 7, les 4 premières nuits on l’avait laissé dormir.Ainsi va la vie….

A suivre : mes premiers pas vers la maternité