Voyager en famille

Une nouvelle page que je suis en train de créer…Juste à coté de la page « nos sites préférés », je galère un peu sur WordPress … enfin on y arrive quand même….;-)

Une page dédiée aux endroits que nous avons testés en famille avec des ados, avec des bébés….des endroits que je vous recommande, le seul que je ne recommande pas et dont je vous parle se trouve en Italie, j’en parle pour l’expérience de voyage pendant ma grossesse.

Un petit weekend ou des vacances en tribu, chez nous avec deux bébés et un ado (l’ainé part maintenant avec des copains) ça se révèle parfois être un peu compliqué quand on a pas un budget illimité …on était habitué à partir en vacances à 4 mais à 5 ou 6 il a parfois fallu vraiment chercher pour pas exploser le budget. Ici je vous parle des séjours, des locations, des hôtels ou des sites internet  qu’on a testés depuis ma grossesse.

  • D’abord les hôtels testés avec les jumeaux quand ils étaient bébés :

Au Havre : http://www.lesgitesdumonde.com/ : parfait avec des bébés,  hyper propre, cuisine pratique : les petits pots, les biberons… déco à thème sympa. Pas loin d’Honfleur, Etretat, Deauville….de quoi se faire un weekend sympa 😉

La chaine d’hotel b&b Hotel , je connais particulièrement celui de Rouen près du Parc des expositions, des chambres  pour 4 pas du tout cher 51 €, celui de Rouen est très propre, pour moi ça reste le plus important, le personnel est sympa, mise à disposition sur demande de lits parapluie en chambre. Les hôtels proposant des chambres pour 4 sont plutôt rares, en général il faut prendre 2 chambres….2x plus cher…. http://www.hotel-bb.com/fr/home.htm, sympa pour une nuit quand on a un petit budget. Perso au-delà de 24h je préférais voir les appartements ou chambres avec kitchenette.

Le suite novotel Rouen : des suites familiales pour 4, c’est pas le même budget mais super avec des bébés ou jeunes enfants. Un petit réfrigérateur (biberon, petit pots…) une douche+ une baignoire, une bouilloire, un micro-onde en chambre (biberons+petits pots…) super bien insonorisé…chambres super grande, c’est une chaine d’hôtel je les connais pas tous mais celui de Rouen, sur demande, installation de deux lits parapluies, personnel hyper sympa ! http://www.hotel-novotelsuites-rouen.com/fr/reservation/suites-familles.html coté prix ça varie beaucoup en fonction de la période de l’année….j’ai vu entre 74 € et 135 € pour la même chambre

Pour le moment je n’ai testé avec les jumeaux que des hôtels  en Normandie.

Vous vous demandez ce que vous pourriez bien venir faire à Rouen…

http://www.normandie-tourisme.fr/articles/a-voir-a-faire-a-rouen-1530-1.html

Suite à venir : nos expériences en Italie et en Espagne…..

  • L’italie

Voyager et prendre l’avion quand on est enceinte….

Ce voyage nous l’avons fait à 4 +mes deux loulous in utéro… 😉

Nous avons pris l’avion pour Rome quand j’étais à 5 mois de grossesse, j’ai fait ce voyage parce que c’était prévu depuis longtemps mais j’étais stressée, stressée dans l’avion, stressée quand on se promenait, j’avais peur de trop marcher, quelque part j’ai eu l’impression de prendre des risques. J’avais vu mon gynéco une semaine avant de partir, je lui avais demandé son avis, il m’avait dit que pour lui tout était ok, j’avais insisté si vous pensez qu’il y a le moindre risque je ne pars pas ! …..Pour lui, le voyage ne présentait pas plus de risque que de rester à la maison donc on était parti….

A rome, Un hotel nul…Je suis plutôt « bonne pâte » et pour le moment c’est le seul endroit que je ne vous recommanderais pas, donc mon premier conseil sera de pas vous rendre dans ce lieu…

Le « Lam Guest House », si un jour vous devez séjourner à Rome n’allez surtout pas dans cet hotel….

On avait réservé un appartement, on se retrouve à 4 dans une toute petite chambre, on nous annonce que non,on a du faire une erreur, on a réservé une chambre pour 4, si on le souhaite on peut avoir notre appart mais pour un supplément de 200 € environ ….ne parlant pas du tout italien, enceinte jusqu’au cou, sur le fait accompli nous avons payé avec le doute …est ce qu’on s’est trompé en réservant, est-ce qu’on se fait arnaquer…. ? nous avons vu par la suite de nombreux témoignages sur le site où nous avions réservé où des clients racontent à peu près les mêmes mésaventures ….L’appart au final en plus était pas vraiment pas  top….

A Rome pleins de choses à visiter……mais encore une fois avec ma grossesse gémellaire j’étais pas hyper  sereine pour faire de la marche, il faut savoir qu’à 6 mois une gémellaire équivaut une grossesse singleton à terme, j’étais à 5 mois….on a quand même visiter à mon rythme d’escargot… 😉

Le Colisée, la place d’Espagne, le Vatican, la Basilique Saint Pierre, la Fontaine Trevis…

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Des jumeaux…et encore des jumeaux !

J’ai regardé la semaine dernière  l’émission « toute  une histoire …» sur le thème de ces femmes, ces couples parents de plusieurs paires de jumeaux…. Pour l’une d’entre elles,  trois couples de jumeaux !!!

L’annonce d’une deuxième ou d’une troisième grossesse gémellaire avait été un choc pour elles, une situation un peu dramatique pour chacune…Ce qui m’a marqué  dans cette émission  et ce que je comprends très bien mais qui peut paraitre paradoxal, c’est la frustration de ces mamans. Ces  femmes,  mères de famille nombreuses, mère de plusieurs couples  de jumeaux  avaient la sensation de ne pas sortir la tête de l’eau, de tout faire à la chaine,  elles  auraient  voulu pouvoir  pouponner un peu comme toute jeune maman voudrait pouvoir le faire. J’avais déjà vu une émission sur un thème similaire et  ce sentiment était assez fréquent et  présent chez toutes celles qui avaient témoigné, après leurs jumeaux, elles avaient toutes retenté l’aventure de la grossesse en espérant pouvoir vivre l’expérience d’une grossesse unique, d’une maternité plus « normale »…

Pendant de longues années j’ai attendu un enfant, sans aller dans le détail j’avais un peu imaginé, fantasmé la maternité…..et puis il y a eu la pma, l’heureuse annonce de cette grossesse gémellaire, l’accouchement et enfin la remise en question de tout ce que j’avais imaginé. C’était tellement intense, mes enfants me manquaient, j’avais l’impression de ne pas pouvoir être aussi proches d’eux que ce que j’aurais voulu, et je ne me l’explique toujours pas très bien, mais pendant cette période alors que j’étais submergée, que je me noyais dans les biberons, les couches, les nuits blanches, les reflux….je rêvais secrètement, d’une nouvelle grossesse. Ça me semblait totalement fou, je ne comprenais pas moi- même…

Au début, les premiers mois, ce qui m’a énormément, terriblement  manqué avec mes bébés c’était ce contact, le contact tactile, bien souvent les biberons en journée étaient donnés  dans les transats, ils y étaient tellement habitués qu’ils refusaient même parfois de boire un biberon dans mes bras quand j’en avais l’opportunité. L.es soins, les changes, les bains, les câlins  étaient donnés dans l’urgence ou en vitesse parce qu’un de mes enfants attendait toujours son tour…. je me souviens avoir pensé dans des grands moments de détresse  « c’est pas ce que je voulais ». Je culpabilisais beaucoup et  j’avais l’impression qu’ils n’avaient pas  autant d’attention que s’ils étaient un singleton.

Ce  lien fusionnel que j’avais tant espéré existe aujourd’hui entre mes enfants et moi, il n’y a pas de doute, il a juste été  un peu plus long à s’installer. Aujourd’hui j’ai vraiment le sentiment de leur donner toute l’attention dont ils ont besoin et je suis vraiment comblée mais les premiers mois, ce n’est pas ce que je ressentais.

Regard sur la gémellité

Comme toutes les mamans de jumeaux j’ai eu droit à mon lot de remarques, réflexions ou attitudes qui m’ont particulièrement marquées. Que ce soit pendant ma grossesse ou à la naissance des petits…certaines phrases m’ont laissé « sur le cul »et je ne pouvais pas ne pas en parler. Il y a eu aussi toutes ces petites marques de sympathie, ces sourires, ces regards, ces encouragements.
Ce qui m’a choqué au départ, c’est cette question récurrente, quand j’annonçais que j’attendais des jumeaux «ah…. des jumeaux, c’est naturel ? »
Est-ce que c’est naturel ?…….
La première fois qu’on m’a posé cette question et toutes les autres fois d’ailleurs, je me suis surprise à répondre « oui c’est naturel » « Ah bon, y a des jumeaux dans ta famille ? » « Oui y a des jumeaux », j’avais menti bien sur…, j’avais menti parce que cette question était déplacée, parce que je trouvais cette indiscrétion choquante. Cette personne, la première, mais il y en a eu pleins d’autres, c’était une collègue, j’avais des collègues avec qui j’étais proche, qui était devenue des amies, à qui j’avais parlé de tout ça, des fiv, de la pma … mais, elle, ne savait pas ou du moins n’était pas sensé savoir. Par cette question elle me demandait tout simplement si j’étais stérile et il était hors de question que je réponde à ça.
Toujours au boulot j’ai entendu des « oh ma pauvre, des jumeaux » ou encore « oh la la des jumeaux c’est mignon mais c’est mignon chez les autres »….J’étais heureuse moi, d’avoir des jumeaux, , je l’avais même un peu choisi puisqu’on m’avait laissé le choix on pouvait me transférer un ou deux embryons, j’ai choisi (un peu à la légère certes, sans savoir ou je mettais les pieds mais quand même).
On ne passe pas inaperçu, on débarque avec notre poussette énorme, de nombreuses personnes n’hésite pas à venir jeter un œil « ah des jumeaux…c’est des vrais ? » « Quelle chance, j’ai toujours rêvé d’avoir des jumeaux » « c’est pas trop dure ?»
Dans les magasins souvent les vendeuses venaient me voir, les gens étaient sympas, on me félicitait, on me disait que mes enfants étaient beaux. Certaines personnes se montraient quand même un peu sans gêne, une dame m’avait arrêté pour les voir, ses enfants étaient assez émerveillés de voir deux petits bébés mais elle voulait absolument que son mari et un autre de ses enfants les voient, elle avait appelé son mari à l’autre bout du magasin et n’avait pas hésité à me faire attendre, c’était fait avec tellement de gentillesse que j’avais attendu mais j’avais trouvé ça particulier…
Une autre fois dans un resto sur l’autoroute, les petits devaient avoir 4 ou 5 mois, une dame assise à la table à côté m’avait demandé dans le plus grand sérieux lequel était le plus gentil, à les observer elle avait son avis sur la question…j’ai pu voir sur des forums que c’est une question qui revient souvent. Étrange non ?

http://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-le-temps-ne-fait-rien-a-l-affaire
Et puis il y a tous ces gens qui ont eu des jumeaux, qui ont eu dans leur famille un couple avec des jumeaux qui savent que c’est une période difficile et qui viennent nous encourager, nous rassurer.
Je me souviens d’une jumelle adulte aussi un jour, qui engage la conversation et à qui j’ai posé des questions pour le coup….
J’ai jamais autant discuté avec des inconnus. Les jumeaux ça ne laisse pas indifférent 😉

Quoi ? Vous avez mangé des cacahuètes ?!!!

C’était un dimanche midi, je prenais l’apéritif (sans alcool pour moi enceinte ou pas) avec mon mari, et j’ai senti quelque chose d’humide entre mes jambes, j’ai cru sur le coup que j’avais pipi dans ma culotte ( 8 mois de grossesse gémellaire ça aurait pu arriver) et en me mettant debout j’ai vite compris que je perdais les eaux, ça faisait comme un ballon remplit d’eau qui éclate, un torrent tout à coup. J’étais allée le matin même à la clinique mais on m’avait dit de rentrer chez moi (j’étais en permission) et de revenir tranquillement le soir. Ma césarienne était prévu 4 jours plus tard mais la nature en avait décidé autrement.

On reprend la route vers la clinique j’appelle les sages-femmes que je connais bien maintenant, je les ai vu tous les jours depuis un mois, coté sympa de mon hospitalisation les personnes qui vont assistées à mon accouchement ne sont pas vraiment des inconnus. J’appelle la clinique donc, les sages-femmes m’attendent, ça tombe bien le médecin de garde est le gynécologue qui suit ma grossesse.

J’arrive à la clinique et le liquide amniotique continu de s’écouler, on m’examine, mon col est toujours fermé, ou plutôt il n’est ouvert que d’un centimètre, mon médecin confirme la césarienne et donne l’ordre aux sages-femmes de me préparer pour le bloc. Douche à la Bétadine, rasage, blouse, charlotte, je monte sur un chariot les sages-femmes me demande si je suis à jeun « j’ai mangé des cacahuètes » …elles sont un peu embêtées j’aurais dû être à jeun, mais je ne me doutais pas que quelques heures après cette poignée de cacahuètes je me retrouverais au bloc pour donner naissance à deux beaux bébés. Nous arrivons au bloc une équipe nous attend, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de monde, une infirmière vient me voir et se présente, bonjour Mme …vous êtes bien à jeun ? non j’ai mangé des cacahuètes. quoi ? vous avez mangé des cacahuètes, vous devriez être à jeun…une sage-femme vient à mon secours… c’est une césarienne en urgence…elle ne savait pas. On m’installe donc au bloc, l’anesthésiste arrive, bonjour madame, je suis l’anesthésiste vous êtes bien à jeun ?et tout le monde répond en cœur « non elle a mangé des cacahuètes !!! » Ah bon mais pourquoi ???Je commence à être très gênée d’avoir mangé ces fameuses cacahuètes je commence à avoir peur aussi, est ce que c’est dangereux tout le monde à l’air tellement embêté…je me décide quand même à poser la question a l’anesthésiste qui se tient à coté de moi, il m’explique que ce n’est pas grave mais qu’il est préférable d’être à jeun pour éviter les vomissements.

J’entends les infirmières dire que le chirurgien(mon gynéco) va arriver, on me fait la rachi anesthésie.

Enfin le boss arrive, il a un air rassurant, bienveillant, on sent que tout le monde le respecte, tout le monde se met en place, il s’assoit , l’infirmière se penche et je l’entend chuchoter « elle a mangé des cacahuètes » je l’entend lui répondre « ah oui quelle drôle d’idée ».

J’étais un peu triste d’être seule au bloc, j’aurais aimé que mon mari puisse m’accompagner, l’anesthésiste m’a tenu compagnie, il est resté à coté de moi, il a gardé une main sur mon épaule et me souriait gentiment me demandait comment j’allais.

Le médecin me dit que c’est le moment, on y va, c’est super bizarre la rachianesthésie, on sent tout mais on ne souffre pas, j’ai sentie l’incision, et quelques minutes plus tard, j’ai senti que le médecin tirait très fort sur l’un de mes petits je sentais mon bassin bouger de gauche à droite, il se débattait, tirait de toute ses forces, une sensation que j’aurais bien du mal à raconter mais que je n’oublierais jamais, je ne vois rien, un champs me cache ce qui est en train de se passer mais soudain le médecin brandit ma fille au-dessus de ce champs. Extraordinaire je lève la main pour essayer de la toucher, le médecin me rappel à l’ordre on ne bouge pas ! il confit ma fille à l’une des sages-femmes qui sort du bloc rapidement car il fait froid. Je suis secouée à nouveau et de la même façon après quelques secondes le médecin me montre mon fils, j’essaie de le toucher le médecin m’ordonne de ne pas bouger, la seconde sage-femme s’empare de mon fils et disparait pour lui prodiguer au chaud les 1ers soins.

Je remercie le médecin, il a un léger hochement de tête.

On me recoud, on me pose une sonde urinaire que je garderais 24h ainsi qu’une perf. je dois rester au bloc encore un peu, une des sages-femmes vient me voir, elle me dit que les petits vont bien, me dis que mon fils est le portrait craché de mon mari. Mon mari était avec eux. Je me retrouvais un peu seule tout à coup, impatiente de pouvoir les retrouver.

En tout cas j’ai mis au monde deux beaux bébés,une fille 49 cm 2.5kg et un garçon 51 cm 2.9 kg, difficile à croire pour une femme qui mesure à peine 1m55….

A suivre : Un retour en chambre un peu difficile

La dernière ligne droite avant l’arrivée de mes jumeaux

J’ai été hospitalisée à partir de mon 7ème mois de grossesse à cause d’une cholestase gravidique. Ça pouvait être dangereux pour mes jumeaux et ça nécessitait un suivi particulier, un traitement.
On me faisait tous les jours un monitoring d’une heure environ parfois un peu plus (parce que les sages-femmes m’oubliaient ou qu’elles étaient occupées) et une prise de sang tous les deux jours, et j’ai pris un traitement jusqu’à l’accouchement.
Je m’ennuyais à mourir à l’hôpital et plus les jours passaient plus je déprimais, ma famille et la famille de mon mari habite loin et je ne voyais personne de la journée, mon mari passait le soir quelques heures…je trouvais ça dure, je savais que c’était pour le bien de mes bébés mais j’avais envie d’être chez moi.
Les deux derniers weekends devant mon désarroi les sages-femmes m’ont donné des permissions pour que je puisse rentrer chez moi, on me faisait un monitoring le samedi matin avant de partir et le dimanche soir en rentrant dans ma chambre.
Les nuits je dormais très peu je me levais 6 ou 7 fois, j’avais des brulures d’estomac et je ne savais plus comment me mettre, j’avais un ventre énorme, je ne sentais presque plus mes petits bouger parce qu’ils n’avaient plus de place, le peu de fois où je les sentais bouger la plupart du temps ça me faisait mal, j’avais toujours des démangeaisons dues à la cholestase…j’étais pressée d’accoucher, pouvoir enfin voir mes petits (leur position lors des échos ne m’avait même pas permis d’apercevoir un profil) et j’allais enfin reprendre possession de mon corps.
Enfin pendant ma 37ème semaine, mon gynéco passe me voir, mon col n’est pas du tout ouvert, il estime qu’il est temps et programme une césarienne pour la semaine d’après, un jeudi. Je savais depuis le début qu’il était très probable que je n’accouche pas par voie basse, je n’ai pas été déçue sur le coup je l’ai regrettée après mais de toute façon je n’avais pas le choix, je me suis accommodée de cette nouvelle, et j’étais heureuse de savoir qu’une semaine plus tard je verrais enfin mes petits.

Ma césarienne est prévue un jeudi et le weekend précédent on me donne le droit de rentrer chez moi, j’étais contente ça me faisait du bien de rentrer.
Le weekend avait bien commencé mais allez savoir pourquoi le samedi soir, les hormones, le stress…une dispute éclate entre mon mari et moi, je n’ai plus vraiment le contrôle, je crie, je hurle je rentre dans une espèce de crise d’hystérie et j’arrive pas à m’arrêter, au bout d’un moment quand même je sens que le fait de hurler comme je le fais exerce une sorte de pression, en gros je pousse, involontairement, il était tard j’essaie de me calmer et je décide d’aller me  coucher dans le canapé pendant que mon mari va au lit.
Vers 3h du matin je me réveille, envie de faire pipi, soudain je m’aperçois que j’ai perdu quelque chose, ça ressemble beaucoup à ce que j’ai pu lire sur internet et à ce que j’ai appris pendant les cours de préparation à l’accouchement : le bouchon muqueux, un truc gélatineux je ne suis pas rassurée pour tout dire même je flippe pas mal, je rejoins mon mari dans le lit et dès le lendemain matin, à la première heure nous reprenons le chemin de la clinique.
La sage-femme m’examine, mon col est fermé, elle me passe à l’aide d’une sorte de grand coton tige un produit qui révèle la présence de liquide amniotique et aucune trace de liquide amniotique n’est présent selon elle, elle me fait un monitoring et tout va bien, elle me dit de ne pas m’en faire et de rentrer chez moi pour revenir le soir comme prévu.
Nous rentrons donc et pour fêter la future arrivée de nos jumeaux on se prend un petit apéro (sans alcool) mais on est vite interrompu, je sens tout à coup quelque chose qui me coule entre les jambes, je me lève d’un bon, pas très sûr de ce qui m’arrive, est ce que j’ai fait pipi dans ma culotte ? Non là c’est carrément la douche…aucun doute je perds les eaux
A suivre : quoi ? vous avez mangé des cacahuètes ??!!!

Être enceinte c’est pas une maladie

Ah….J’ai moi-même du prononcer cette phrase avant de savoir….. 🙂
Non, bon y en a pour qui ça se passe très bien apparemment, on peut pas dire qu’on est malade c’est vrai, mais parfois ça y ressemble un peu quand même, je parle pas des petits maux du début, douleurs abdominales, fatigue immense, nausées pendant 3 mois …toute la journée envie de vomir pendant 3 mois !!! non je parle dans mon cas de ce qui est arrivé à partir du 7ème mois.
Bon déjà à partir du 6ème mois mon taux de sucre était super limite le terme de diabète gestationnel n’a pas été prononcé mais  je ne devais plus du tout manger de sucre même les fruits, j’avais le droit à un fruit par jour. Moi qui avait fait en sorte de manger de tout et surtout des fruits j’étais un peu frustrée…
Non le vrai problème est arrivé un peu plus tard, une nuit je me lève pour faire pipi comme toutes les autres nuits et je remarque sans y prêter plus d’intérêt que mon urine est orange un peu comme du fanta une couleur pas du tout normal,  c’était le premier signe de ce qui était en train de se passer dans mon corps et qui allait m’amener à passer mon dernier mois de grossesse à l’hôpital. J’ai commencé à ressentir de forte démangeaisons mais alors des démangeaisons à vous rendre dingue au point ou j’arrivais même plus à dormir  et puis j’ai eu une prise de sang dans l’entre fait et j’ai constaté qu’il y avait un taux qui était bien plus élevé qu’il n’aurait dû l’être. Le rendez-vous avec mon gynéco était prévu deux semaines après mais avec mon mari on avait préféré se rendre aux urgences.
Je n’avais pas fait de lien entre tous ces éléments (pipi orange, démangeaison et taux élevés de je sais plus quoi) mais la sage-femme qui me reçoit me demande justement si j’ai des démangeaisons  elle pense à quelque chose visiblement mais elle n’y crois pas beaucoup elle me dit que si c’était ça je me serait mise à sang. Je lui explique que je me contrôle mais que si je m’écoutais oui je m’arracherais la peau. Et c’était bien ça, une cholestase gravidique. En gros elle me dit que mon foie ne supporte plus les hormones et qu’il ne fait plus son boulot, ça peut être très grave pour les petits, voir mortel, je vais devoir rester là-bas parce que ça nécessite un suivi particulier.
http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s1036/bebe-grossesse/cholestase-gravidique.html
Et puis il y a eu aussi le syndrome du canal carpien les doigts gonflés, douloureux je ne pouvais plus fermer les poings….
Voilà quoi à la fin j’ai quand même vu ma grossesse comme une maladie
A suivre : la dernière ligne droite

281wordpress

Avec du recul c’était vraiment sympa d’être enceinte

Avec du recul je me dis que c’était vraiment sympa d’être enceinte mais sur le moment je me souviens que je ne pensais pas du tout la même chose…
Dès les 1er mois j’ai commencé à ressentir des symptômes de grossesse, j’ai commencé par avoir super mal aux abdos comme si j’avais fait des abdos, j’ai eu mal plusieurs jours. A la fin de ce 1er mois j’ai commencé à avoir de forte nausées jusqu’au 4ème mois je dirais. C’était l’horreur tout me dégoutais, tous les matins je pouvais rien avalé, j’avais super faim par moment au point de me sentir mal et à la fois j’étais dégoutée, toutes les odeurs devenaient insupportables !!! Mon mari ne portait plus de parfum, l’odeur de son stick, de son gel douche aussi me dérangeait… J’étais hyper dérangée par l’odeur de la lessive de ma collègue de bureau et puis j’avais une fatigue immense, moi qui suis plutôt du genre couche-tard je tombais de sommeil à 20h30… Je n’avais jamais ressenti une fatigue pareil, je me sentais somnolente tout le temps, je piquais du nez devant mes dossiers. Et puis j’avais 3h de trajet aller-retour en transport en commun pour aller bosser, il était très rare qu’on fasse la courtoisie de me laisser un siège contrairement à ce qu’on peut penser…
J’ai pas tellement aimé être enceinte la fatigue les nausées…. Je me souviens avoir dit ça à une de mes collègue, de l’avoir dit également aux filles lors des cours de préparation à l’accouchement. Elle paraissait toute surprise, ma collègue m’avait dit «  ah bon… moi je suis sûr que j’aimerais ça » je pense qu’elle a compris ce que je voulais quand elle est tombée enceinte à son tour et qu’elle a vomit pendant 3 mois. Mais bon qu’on ne se méprenne pas, j’aurais vomit pendant 9 mois s’il avait fallu.
Ce qui était merveilleux à part ça bien sûr c’était de sentir mes bébés bouger, au début c’est super discret je n’étais même pas bien sûr de les sentir, et j’ai eu la confirmation  par des mamans que ce que je ressentais était bien ce que je pensais. Au début on a comme l’impression d’avoir des gaz, comme quand on est ballonné et que je vous ressentez comme des gaz internes…pas très glam’s mais ça ressemble à ça J
Ce que j’ai trouvé le plus sympa vers la fin c’est que j’avais vraiment l’impression de ressentir la personnalité de chacun, à la fin ils n’avaient plus de place et restaient placés souvent de la même façon. L’un des deux avait des mouvements plus lent je sentais l’arrondi de son dos, j’avais l’impression qu’il essayait de se blottir, je sentais le deuxième plus nerveux, des gestes plus vifs, de nombreux coup de pieds. Ils étaient dans mon ventre tel qu’ils sont aujourd’hui, je les reconnais bien.

http://www.parolesmania.com/paroles_francois_feldman_62787/paroles_cest_toi_qui_mas_fait_1073799.html

A suivre « être enceinte c’est pas une maladie »