Au cours du quatrième mois leur rythme a changé, ils sont passés de cinq à quatre biberons, à partir de ce moment j’ai essayé de les amener vers un rythme qui me paraissait pas mal…J’essayais de ne jamais les lever avant 8h même quand ils étaient réveillés un peu avant (sauf en cas de grosse crise). Ça n’a pas été très difficile, mon fils en général se réveillait vers 7h30, mais en lui remettant se tétine dans la bouche son doudou dans les bras j’arrivais à le faire patienter un peu. Ma fille avait tendance à dormir jusqu’à 8h30-9 heures. Ça permettait de prendre ma douche et mon petit déjeuner avant de les lever.
Ils mangeaient à peu près de cette façon 8h/8h30 – 12h -16h-19h30/20h je ne me souviens plus tellement des siestes mais ils dormaient encore beaucoup, ils faisaient la sieste dans leur transats, j’avais tenté maintes et maintes fois de leur faire faire la sieste dans leurs lits mais c’était des pleurs que je n’arrivaient pas à calmer alors je me suis jamais pris trop la tête avec ça ils ont fait la sieste dans le transat jusqu’à être trop grand pour y être installer (pas de problème, aujourd’hui ils font la sieste dans leur lit).
Ça me fait penser d’ailleurs que si j’avais su j’aurais acheté des transats de meilleurs qualité, ceux que j’avais étaient bien mais vu le temps qu’ils y ont passé ce serait à refaire j’en prendrais des mieux.
Certaines mamans commencent la diversification alimentaire dès le quatrième mois avec des compotes, mon médecin me l’avait fortement déconseillé, selon elle il ne fallait absolument pas commencer avant 6 mois, avant cet âge leur système digestif ne serait pas près. J’étais pressée un peu de leur faire découvrir autre chose, mais j’ai presque suivi à la lettre les recommandations du médecin en introduisant les compotes vers 5 mois et demi avec une à deux cuillères les 1ers fois.
C’est au cours du 4ème mois que ma fille s’est retournée pour la première fois sur son tapis d’éveil, mon fils a réussi environ 3 semaines -1 mois plus tard, c’était vraiment génial, je voyais chaque jours les petits progrès, les gros efforts qu’ils faisaient pour y parvenir. Quand ils ont réussie je les ai applaudie, embrassé, félicité…. c’était vraiment excellent, ça parait rien mais pour un nourrisson ce geste est énorme c’est le 1er pas vers l’autonomie, c’est à partir de là qu’ils vont pouvoir avancer, tenter de ramper. Enfin c’est surtout d’avoir suivi chaque jour les infimes petits progrès qu’ils avaient fait pour réussir à se mettre sur le ventre, j’étais vraiment heureuse d’avoir assisté à ça, de les avoir encouragés…
Regard sur la gémellité
Comme toutes les mamans de jumeaux j’ai eu droit à mon lot de remarques, réflexions ou attitudes qui m’ont particulièrement marquées. Que ce soit pendant ma grossesse ou à la naissance des petits…certaines phrases m’ont laissé « sur le cul »et je ne pouvais pas ne pas en parler. Il y a eu aussi toutes ces petites marques de sympathie, ces sourires, ces regards, ces encouragements.
Ce qui m’a choqué au départ, c’est cette question récurrente, quand j’annonçais que j’attendais des jumeaux «ah…. des jumeaux, c’est naturel ? »
Est-ce que c’est naturel ?…….
La première fois qu’on m’a posé cette question et toutes les autres fois d’ailleurs, je me suis surprise à répondre « oui c’est naturel » « Ah bon, y a des jumeaux dans ta famille ? » « Oui y a des jumeaux », j’avais menti bien sur…, j’avais menti parce que cette question était déplacée, parce que je trouvais cette indiscrétion choquante. Cette personne, la première, mais il y en a eu pleins d’autres, c’était une collègue, j’avais des collègues avec qui j’étais proche, qui était devenue des amies, à qui j’avais parlé de tout ça, des fiv, de la pma … mais, elle, ne savait pas ou du moins n’était pas sensé savoir. Par cette question elle me demandait tout simplement si j’étais stérile et il était hors de question que je réponde à ça.
Toujours au boulot j’ai entendu des « oh ma pauvre, des jumeaux » ou encore « oh la la des jumeaux c’est mignon mais c’est mignon chez les autres »….J’étais heureuse moi, d’avoir des jumeaux, , je l’avais même un peu choisi puisqu’on m’avait laissé le choix on pouvait me transférer un ou deux embryons, j’ai choisi (un peu à la légère certes, sans savoir ou je mettais les pieds mais quand même).
On ne passe pas inaperçu, on débarque avec notre poussette énorme, de nombreuses personnes n’hésite pas à venir jeter un œil « ah des jumeaux…c’est des vrais ? » « Quelle chance, j’ai toujours rêvé d’avoir des jumeaux » « c’est pas trop dure ?»
Dans les magasins souvent les vendeuses venaient me voir, les gens étaient sympas, on me félicitait, on me disait que mes enfants étaient beaux. Certaines personnes se montraient quand même un peu sans gêne, une dame m’avait arrêté pour les voir, ses enfants étaient assez émerveillés de voir deux petits bébés mais elle voulait absolument que son mari et un autre de ses enfants les voient, elle avait appelé son mari à l’autre bout du magasin et n’avait pas hésité à me faire attendre, c’était fait avec tellement de gentillesse que j’avais attendu mais j’avais trouvé ça particulier…
Une autre fois dans un resto sur l’autoroute, les petits devaient avoir 4 ou 5 mois, une dame assise à la table à côté m’avait demandé dans le plus grand sérieux lequel était le plus gentil, à les observer elle avait son avis sur la question…j’ai pu voir sur des forums que c’est une question qui revient souvent. Étrange non ?
http://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-le-temps-ne-fait-rien-a-l-affaire
Et puis il y a tous ces gens qui ont eu des jumeaux, qui ont eu dans leur famille un couple avec des jumeaux qui savent que c’est une période difficile et qui viennent nous encourager, nous rassurer.
Je me souviens d’une jumelle adulte aussi un jour, qui engage la conversation et à qui j’ai posé des questions pour le coup….
J’ai jamais autant discuté avec des inconnus. Les jumeaux ça ne laisse pas indifférent 😉
Le torticolis congénital
Ma fille a eu un torticolis congénital et une asymétrie causée par la position qu’elle avait in utéro, il y avait comme un trou entre la base de son crâne et son oreille. La clinique dans laquelle j’ai accouché travaillait avec une ostéopathe et ma fille a eu sa première séance d’ostéopathie dès le lendemain de sa naissance. L’ostéopathe n’était pas trop inquiète, elle avait tout de même quelques craintes apparemment pour le développement interne de son oreille (elle a vu un peu plus tard un orl pas de problème) elle lui ferait encore une ou deux séances et après il faudrait voir une kiné qu’elle nous conseille.
Elle a eu des séances chez le kiné jusqu’à 4-5 mois, à partir du moment en fait ou elle a su se retourner seule, elle se mettait sur le ventre, forçait pour pouvoir lever sa tête et faisait donc elle-même sa rééducation. Le pédiatre orthopédiste qu’on voyait pour mon fils nous avait expliqué qu’il fallait laisser faire le temps mais que si le problème n’était pas résolu pour ses 10 mois il faudrait avoir recours à une petite chirurgie.
C’est son père qui pour des raisons pratique l’emmenait chez le kiné, il me racontait les séances, on lui faisait des massages, on lui faisait faire des exercices en attirant pas exemple son attention d’un côté pour qu’elle tourne sa tête, les exercices étaient parfois douloureux, elle a parfois pleuré, mais la kiné avait été assez étonnée de la voir s’endormir pendant certaines séances. Elle a eu son premier rire là-bas avec son père qui la chatouillait….ça les avait rapprochés.
A la maison on nous conseillait de placer son mobile ses jouets du côté ou elle était bloqué pour l’inciter toujours à tourner la tête, ça ne marchait pas tellement…En fait elle dormait la tête sur le côté avec la tête totalement renversée vers l’arrière, la journée je la calais avec un coussin de tapis d’éveil (le tapis d’éveil la girafe).
Enfin aujourd’hui tout ça est derrière nous, pour ce qui est de l’asymétrie, je pense que ça ne se voit plus, ou est-ce que je ne la vois plus ? Il n y a absolument rien de choquant en tout cas, elle est belle comme un cœur.
Dysplasie des hanches : astuce pour le lange calin
Mon fils a eu une dysplasie des hanches* diagnostiquée 1 mois après sa naissance lors de l’échographie de contrôle automatiquement prescrite pour les jumeaux.
Dès lors il a du porter le lange « calin » , ce lange très rigide a pour but de maintenir le nourrisson les jambes écartées. Le problème c’est que ça lui coupait les cuisses.
Pour remédier à ce problème j’ai fait un petit bricolage avec de la bande adhésive un peu élastique et les grande serviettes qu’on utilise juste après l’accouchement à l’hopital.


Je découpais les serviettes et les collais avec le ruban adhésif sur le lange. Voilà avant/après :


Ce bricolage a rendu le lange beaucoup moins douloureux à porter. Le pédiatre orthopédiste qui le suivait a validé, il a trouvé ça très bien.
Je lui ai mis ce lange jour et nuit comme le médecin me l’avait indiqué mais je l’ai quand même libéré quelques fois en cas de canicule ou quand je sentais qu’il en avait vraiment marre.
Bon courage à toutes les mamans, les papas et aux petits bébés !!!
*Qu’est-ce qu’une dysplasie congénitale de la hanche ?
Aussi appelées « luxations congénitales de la hanche », ou « dysplasies luxantes de hanche », les dysplasies congénitales de la hanche sont plus ou moins graves. Lorsque bébé grandit, différents soucis peuvent survenir au niveau de l’articulation de la hanche.
Un constat : pour que la hanche soit solide et la marche possible, il faut que la tête du fémur qui ressemble à une boule soit suffisamment insérée dans le creux du bassin
La dysplasie peut aller d’une simple laxité (une articulation trop lâche) sans conséquence à la luxation complète.
Lorsque la tête du fémur n’est pas bien maintenue dans la partie creuse du bassin destinée à la recevoir (l’acétabulum) ou si ce creux est d’une profondeur insuffisante, la tête du fémur peut sortir de l’acétabulum. C’est ce que l’on appelle une luxation.http://www.babycenter.fr/a7300007/dysplasie-cong%25C3%25A9nitale-de-la-hanche#ixzz3pIjnkjp8
Les 3 premiers mois, quand on aime on ne dort pas ! :-)
Pendant la grossesse avec mon mari on s’était beaucoup documenté, on avait lu quelques bouquins, on avait eu des témoignages (un collègue de mon mari essentiellement), on avait vu des forums, des sites, des articles sur les parents de jumeaux. Plus on se documentait et plus on avait peur, je me souviens avoir lu un article sur le net dans lequel une femme expliquait qu’elle était tellement épuisée qu’elle s’était endormie sur les toilettes. Tout le monde nous disait que ça allait être l’enfer, à la fin même ça nous agaçait, on se disait que ça pouvait pas être si difficile …
Et pourtant ce qui s’impose à moi quand je repense à cette période c’est cette fatigue immense, ce marathon, cette épreuve d’endurance. Mon mari et moi étions devenus des zombis. Nous sommes en région parisienne notre famille est en province nous n’avions personne pour nous aider.
Vous avez bien sur des femmes qui vous diront qu’avoir des jumeaux ça n’a rien de compliqué, ou que ce n’est pas plus compliqué qu’avoir des enfants d’âges rapprochés ( j’y reviendrai dans un prochain article) souvent même je ne sais pas pourquoi, elles argumentent de façon assez agressive ce point de vu. Comme si se plaindre de ces difficultés était une forme de désamour pour ses enfants.
Quand je me replonge dans cette période je pense aussi à tout ce que j’ai appris, je repense à ce premier body que j’ai enfilé maladroitement, à ce morceau de cordon dessécher qu’il fallait désinfecter, à cette inquiétude que j’avais quand ma fille ne voulait pas manger, mon fils aussi d’ailleurs n’était pas un gros mangeur, il n’avait pas perdu de poids depuis la sortie de la maternité, comme sa sœur, mais il n’en prenait pas tant que ça non plus.
La césarienne était toujours douloureuse, malgré les médicaments pour la douleur, je souffrais vraiment. Quelques jours après la sortie de la maternité, j’ai fait un abcès, la cicatrice s’est ouverte, des infirmières venaient me faire des soins à domicile.
Pour notre confort, les sages-femmes de la maternité m’avaient conseillé de caler mes enfants sur le même rythme, quand l’un des deux se réveillait je devais réveiller l’autre pour le faire manger aussi. Le problème c’est que ma fille s’alimentait toujours assez mal même après notre petit séjour à l’hôpital. Mon fils se réveillait toujours avant sa sœur et le problème c’est que quand je la réveillais elle ne voulait pas manger. J’ai donc décidé d’arrêter de vouloir les caler à tout prix, de respecter leur propre rythme, à partir de là j’ai réussi à la faire manger un peu plus , c’était plus fatiguant la nuit mais ça permettait de passer du temps avec chacun.
Mes enfants buvaient leurs biberons très lentement, c’est pendant ce petit séjour aux urgences pédiatrique que je me suis rendue compte qu’ils ne buvaient pas vraiment à une vitesse normale. J’ai vu des bébés boire leur biberon en quelques minutes, les miens buvaient leurs biberons en minimum 30 – 45 minutes. Je n’ai jamais su pourquoi…
Ils ne buvaient pas le même lait, le pédiatre leur avait prescrit un lait différent, j’ai pris l’habitude dès le départ de coller une feuille blanche sur chaque boite de lait et d’y inscrire l’heure et la quantité qu’ils avaient bu.
Pour la nuit je préparais les biberons d’avance dans le frigo, pour ne pas me tromper de lait j’utilisais des biberons de couleur différente, jaune pour mon fils, orange pour ma fille. Une nuit ou j’étais totalement dans le brouillard, je me suis trompée, je lui ai donné le lait de son frère, elle a adoré !! A partir de ce moment elle a bu ses biberons, et elle a pris du poids.
A 3 mois mon fils avait atteint le poids de 5 kg, ma fille faisait 4kg 5, concernant mon fils le médecin m’avait dit qu’à 5 kg il était physiologiquement capable de tenir toute la nuit. J’ai donc essayé une nuit de ne pas lui donner à manger mais juste de lui remettre sa tétine dans la bouche, il s’était rendormi…j’ai répété 3-4 nuit de suite et voilà mon fils faisait ses nuits. Si le médecin ne me l’avait pas suggéré je pense que ça aurait pu durer encore longtemps, peut-être pas….
Les petits ont passé leur première nuit avec nous, ensuite ils ont dormi dans leur chambre, la même, chacun dans leur lit, j’avais installé dans chaque lit une caméra et je dormais avec l’écran de contrôle, image et son. Je n’ai pas installé de tour de lit pour qu’ils puissent se voir.
Mes petits n’étaient pas tellement fusionnels, ils ne se regardaient pas. L’ostéopathe m’avait posé la question « ils se calculent ou pas ? » euh ben non ils se calculent pas. Elle m’avait expliqué que c’était assez courant, certains jumeaux s’ignorent au début, les miens ne se regardaient pas, ne se touchaient pas, voir même se repoussaient. Selon l’ostéopathe ils se faisaient la gueule…ma fille n’aurait pas apprécié la position dominante de mon fils in utéro………….bon, pourquoi pas:-)
C’est 3 premiers moi j’ai aussi dû accepter l’idée que la maternité que j’avais fantasmée depuis des années n’était pas celle que j’allais vivre (comme de nombreuses maman surement). Moi j’avais toujours imaginé ce côté fusionnel avec mon enfant. J’ai souvent pensé (au début) que mes enfants n’avait pas la chance d’un enfant singleton qui a sa maman pour lui tout seul, une maman qui lui consacre tout son temps, qui boit son biberon blottit dans ses bras et pas dans un transat parce que maman ne peut pas porter deux bébés en même temps. Aujourd’hui je suis une maman comblée et il me semble que mes enfants le sont aussi.
A suivre : comprendre ses pleurs
Être enceinte c’est pas une maladie
Ah….J’ai moi-même du prononcer cette phrase avant de savoir….. 🙂
Non, bon y en a pour qui ça se passe très bien apparemment, on peut pas dire qu’on est malade c’est vrai, mais parfois ça y ressemble un peu quand même, je parle pas des petits maux du début, douleurs abdominales, fatigue immense, nausées pendant 3 mois …toute la journée envie de vomir pendant 3 mois !!! non je parle dans mon cas de ce qui est arrivé à partir du 7ème mois.
Bon déjà à partir du 6ème mois mon taux de sucre était super limite le terme de diabète gestationnel n’a pas été prononcé mais je ne devais plus du tout manger de sucre même les fruits, j’avais le droit à un fruit par jour. Moi qui avait fait en sorte de manger de tout et surtout des fruits j’étais un peu frustrée…
Non le vrai problème est arrivé un peu plus tard, une nuit je me lève pour faire pipi comme toutes les autres nuits et je remarque sans y prêter plus d’intérêt que mon urine est orange un peu comme du fanta une couleur pas du tout normal, c’était le premier signe de ce qui était en train de se passer dans mon corps et qui allait m’amener à passer mon dernier mois de grossesse à l’hôpital. J’ai commencé à ressentir de forte démangeaisons mais alors des démangeaisons à vous rendre dingue au point ou j’arrivais même plus à dormir et puis j’ai eu une prise de sang dans l’entre fait et j’ai constaté qu’il y avait un taux qui était bien plus élevé qu’il n’aurait dû l’être. Le rendez-vous avec mon gynéco était prévu deux semaines après mais avec mon mari on avait préféré se rendre aux urgences.
Je n’avais pas fait de lien entre tous ces éléments (pipi orange, démangeaison et taux élevés de je sais plus quoi) mais la sage-femme qui me reçoit me demande justement si j’ai des démangeaisons elle pense à quelque chose visiblement mais elle n’y crois pas beaucoup elle me dit que si c’était ça je me serait mise à sang. Je lui explique que je me contrôle mais que si je m’écoutais oui je m’arracherais la peau. Et c’était bien ça, une cholestase gravidique. En gros elle me dit que mon foie ne supporte plus les hormones et qu’il ne fait plus son boulot, ça peut être très grave pour les petits, voir mortel, je vais devoir rester là-bas parce que ça nécessite un suivi particulier.
http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s1036/bebe-grossesse/cholestase-gravidique.html
Et puis il y a eu aussi le syndrome du canal carpien les doigts gonflés, douloureux je ne pouvais plus fermer les poings….
Voilà quoi à la fin j’ai quand même vu ma grossesse comme une maladie
A suivre : la dernière ligne droite
Grossesse gémellaire, grossesse à risque ?
Je me suis fait suivre dans une petite clinique, pour une grossesse gémellaire on m’avait conseillé un hôpital niveau 3 j’ignorais ce que c’était à l’époque, je suis allée dans l’établissement le plus proche de chez moi.
Au premier rendez-vous le gynéco qui me suivait m’avait dressé un scénario qui était loin d’être rassurant. A partir du 5ème mois j’allais surement devoir passer ma grossesse allongée. Il serait peut-être obligé de m’arrêter assez tôt. Je ne pourrais plus rien faire, mon col risquait de s’ouvrir, je serais peut-être même hospitalisée jusqu’à la fin de ma grossesse. Il me disait qu’une femme enceinte de jumeaux était à 6 mois de grossesse comme une femme enceinte d’un singleton à son 9ème mois. Il prévenait mon mari qu’il me faudrait le plus de repos possible et qu’il devrait prendre en charge les tâches ménagères …
En réalité j’ai été hospitalisée à partir de mon 7ème mois de grossesse à cause d’une pathologie (j’y reviendrai plus tard) mais rien à voir avec mon col qui a tenu la route et gardé bien au chaud mes loulous jusqu’à un peu plus de 8 mois.
A chaque visite le médecin était surpris, tout se passait idéalement dans le sens ou mes bébés se développaient bien et je ne présentais pas de risque d’accoucher prématurément, j’ai pu aller travailler quasiment jusqu’à mon congé mater, j’ai été arrêté une semaine avant, j’ai même fait un petit voyage en Italie dans mon 5ème mois.
J’ai pris au total 14 kg, j’ai pris un rendez-vous chez une nutritionniste au tout début, un seul rendez-vous ou elle m’a expliqué la façon dont je devais équilibré mes repas d’une manière générale et j’ai bien fait parce que je faisais pas mal d’erreur, mes enfants sont nés avec un beau poids et moi j’ai pas pris tant que ça.
http://www.jukebox.fr/axelle-red/clip,ce-matin,3kzsx.html
A suivre : c’était sympa d’être enceinte…ou pas



