Ecole en septembre oui mais à mi-temps….

Nous avons eu notre entretien avec la directrice d’école. Bilan positif dans l’ensemble mis à part le fait que mes enfants iront à l’école à mi-temps… celle-là je ne m’y attendais pas, je ne sais pas trop quoi en penser, je pensais que l’école à mi-temps c’était pour les enfants qui rentraient avant 3 ans….
La directrice m’a expliqué que l’après midi, les enfants font la sieste, que c’est une petite école, qu’ils ont peu de places, que du coup elle privilégie les familles où les deux parents travaillent, elle sait qu’en septembre je serai à la recherche d’un emploi, mais tant que je ne travaille pas, elle me demandera de récupérer mes enfants l’après-midi, dès que j’aurais trouvé un emploi ils seront scolarisés à la journée, si je dois me rendre à un entretien il me suffira de prévenir pour qu’ils les gardent à la cantine et la sieste …. pour le moment donc ils iront à l’école de 8h30 à 11h30…..
Ils auront une demi-journée d’intégration au mois de juin, comme je ne travaille pas, là encore je n’ai pas le choix de la date, on me préviendra la semaine précédente, on privilégie les gens qui travaillent….bon, ça j’ai bien compris …. 😉

Moi ce que j’avais prévu c’était de laisser passer la première quinzaine de septembre, les déposer le plus tard possible le matin, aller les chercher au plus tôt l’après – midi, après 3 ans h24 ensemble, ce délai d’adaptation d’une semaine, 15 jours, me paraissait raisonnable mais je me disais passé ce délai, je reprends le boulot, je vais rapidement trouver quelque chose…
Ça ne remet pas tout ça en question mais j’ai peur que ce soit plus difficile pour moi dans ces conditions de trouver un emploi (peut-être pas, on verra) même si la directrice me dit qu’ils pourront les garder si j’ai un rendez-vous, un entretien, il est arrivé qu’on me convoque le soir pour le lendemain matin….je m’imagine déjà devoir expliquer « ah demain….on pourrait pas plutôt se rencontrer après demain, mes enfants ne vont pas à l’école toute la journée, ce soir ça fera peut-être trop court pour prévenir l’école, leur repas à la cantine… » déjà que j’ai peur que le fait d’avoir deux enfants en bas âge ne soit pas forcément un critère  d’embauche, que je suis déjà moi-même pas mal  inquiète à l’idée que mes enfants seront peut-être souvent malades, pfff…………… En plus il ne s’agit pas de dire on va faire ça pendant 15 jours, un mois, non elle m’a dit profitez-en, il n’y a que la première année qu’on peut encore avoir cette flexibilité….
Je comprends qu’on privilégie les gens qui travaillent, elle m’a dit ça sans mépris, j’ai bien compris qu’il s’agissait uniquement de faciliter leur organisation et peut-être l’adaptation des petits mais je trouve ça aussi un peu injuste…. Enfin bon on fera avec dans un premier temps ….En attendant j’économiserai la cantine, 3euros par jour et par tête tout de même….
Bilan positif quand même : pendant l’entretien les enfants ont été très sages, ils ont joués bien gentiment avec les jeux prévus à cet effet dans le bureau, la directrice les a observés, m’a posé de nombreuses questions, elle a pris des notes, elle m’a dit qu’ils paraissaient sociables, avenants mais elle a noté que ma fille semblait plus sure d’elle, qu’elle semblait se mettre plus en avant que son frère,(je pense qu’elle prépare déjà son argumentaire pour les séparer l’année prochaine ), moi je pense que c’est surtout parce que mon fils était à fond dans son puzzle et que dans ces cas-là il ne voit plus personne…. elle m’a dit qu’ils s’exprimaient bien ça m’a fait plaisir ;-), qu’ils jouaient sans s’occuper de moi(j’ai pris ça pour quelque chose de positif), que m’a fille avait de magnifiques yeux bleus, c’est moins important mais ça fait pas de mal….Elle m’a demandé si je souhaitais que mes enfants soient dans la même classe – oui – et ça ne posera aucun  problème, au moins la première année….

Je vais rentrer dans ce que j’ai réussi à éviter depuis trois ans parce que je ne me sentais pas les épaules pour concilier les deux….galérer  entre vie professionnelle et vie de maman….

 

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La valse-hésitation….

Dans cette valse là je me saoule toute seule… 🙂 Si un jour mes enfants lisent ça ils auront beaucoup appris de la personnalité de leur maman….lol

Bon voilà c’est réglé mes enfants iront dans l’école qui  a meilleure réputation mais qui est bien plus loin, celle dont ils dépendent pourtant selon le découpage.

Après de nombreuses hésitations dans le bureau même de l’agent de mairie qui a inscrit mes enfants – c’est réglé. Elle a été très patiente et très gentille, parce qu’après lui avoir exprimé mes doutes en direct et lui avoir dit franchement que j’hésitais à faire une demande de dérogation pour l’école qui se trouvait au pied de ma porte mais que j’hésitais parce qu’on me disait beaucoup de mal de cette école, elle n’a pas hésité à se mouiller en me chuchotant «  à votre place je les inscrirais pas là, l’autre est mieux ». Puis en apprenant que je n’étais pas véhiculée, elle m’a dit que ça ne valait pas le coup, que j’allais galérer avec mes deux loulous, que ce serait peut-être mieux à coté, que cette école c’était pas non plus la catastrophe, qu’il en faut toujours une à pointer du doigt mais qu’elle n’était si mal….je ne savais plus du coup j’étais pommée et j’ai fait la demande de dérogation pour l’école à coté…Bon j’avoue après elle a rajouté «  si vos enfants sont tranquilles ça ira… » Mais qu’est-ce que ça veut dire ça ? Si mes enfants sont tranquilles ????….J’étais seule à ce rendez-vous et quand je suis sortie de là mon mari qui jusque-là ne s’était pas beaucoup exprimé sur le sujet a commencé à montrer de sérieux signes d’inquiétudes « et si ça se passe mal ? » « et si cette école est vraiment nulle ?ils devront rester plusieurs années là-bas ? » « et s’ils se font tapés ? »

Plusieurs fois j’avais dit que je ne croyais pas à cette histoire de mauvaise réputation que c’était un quartier tranquille….que ça ne pouvait pas être si catastrophique que ça, jamais mon mari n’avait donné son point de vu, je suis partie du principe « qui ne dit mot consent » …enfin mieux vaut tard que jamais, j’ai repris mon téléphone « re-bonjour …Mme l’indécise à l’appareil, vous vous souvenez ? Je suis vraiment désolée, je souhaiterais annuler ma demande de dérogation….je peux repasser ? génial, à tout de suite…. » lol

Rendez-vous bientôt avec la directrice de l’école mais ça reste une formalité.

Quand je me relis je me dis que ceux qui liront ça se demanderont surement pourquoi je tenais tant à les inscrire dans une prétendue mauvaise école mais c’est vraiment parce que je pense peut-être à tort qu’une école c’est une école, que si je donne une bonne éducation à mes enfants à la maison, ils se tiendront tranquilles ou qu’ils soient, qu’ils ne se laisseront pas influencés….mais bon je ne suis pas seule à les élever et pas assez sure de moi pour risquer de leur faire prendre un mauvais départ.

Je leur dit que je les aime mais en cachette :)

Je suis issue d’une famille où l’on ne de se dit pas ses sentiments, ce n’est pas si rare je pense. Ma mère ne m’a jamais dit je t’aime a-t-elle point quand même qu’il y a quelques années je lui ai envoyé un sms qui était en fait destiné à mon mari « je t’aime », elle avait compris que ce message improbable ne lui était pas destiné et elle a préféré me répondre « pas moi lol » bon j’avoue que cette réponse m’avait un petit peu vexée mais pas trop j’ai appris depuis longtemps à accepter ma mère comme elle est : )…..

Enfin du coup dire ce mot pour moi c’est pas évident et je le dis très très rarement, j’ai beaucoup plus de facilité à l’écrire.

Plusieurs fois en regardant mes bébés j’ai pensé mes sentiments sans oser le dire à haute voix (ça peut paraitre très bizarre je le conçois)  et puis un soir alors que j’étais seule pour les coucher, sans leur papa, ma pudeur s’est envolée et je leur ai dit chacun leur tour « maman t’aime gros comme ça » en ouvrant les bras au maximum, j’ai eu l’impression que mes enfants comprenaient ce mot venu de nul part et que ça leur faisait plaisir. Quand je suis seule et que je ressens le besoin de leur dire que je les aime je suis chaque fois étonnée de leur réaction.

Cette impression qu’ils comprennent le sens de ce mot me fait chaque fois penser à un cours de psychologie (une année de psycho à la fac pour répondre à des questions existentielles 🙂 ) , un cours durant lequel on avait évoqué le fait qu’il pourrait y avoir une « mémoire héréditaire » il me semble me souvenir que pour illustrer ce cours le professeur prenait en exemple «  la marche automatique des bébés », en effet les premières semaines, premiers mois de sa vie, lorsque vous mettez votre bébé debout, il aura le réflexe de marcher, il sait marcher avant de savoir marcher…… mes souvenirs de ce cours ne sont plus très précis, mais c’est ça,  il me semble qu’il y aurait une théorie selon laquelle nous n’aurions pas que des réflexes à la naissance mais un capital souvenir(pas de souvenirs précis bien sûr), et je me demande donc si ce mot « je t’aime » ne serait pas ancré dans leur mémoire  « génétique ». ça viendrait de très loin….

En étant plus terre à terre on pourrait se dire simplement que mes bébés réagissent de cette façon parce que l’intonation de ma voix, mes gestes, mon regard parlent pour moi et qu’ils comprennent que je leur dit quelque choses de sympa…

Je vous conseille tout de même la lecture d’un petit article qui  aborde le sujet

Ils nous ont changés…. :-)

Bientôt 11 ans que nous sommes ensemble….nous avons fait un bon petit bout de chemin.

Nous sommes depuis notre rencontre un couple fusionnel, mon mari est un homme sympa, ouvert, qui s’intéresse à tout, à qui on peut parler, il a toujours été très compréhensif avec moi, jamais dans le jugement mais malgré tout nous avions souvent des désaccords qui nous menaient inévitablement et très régulièrement à des disputes et des petites scènes hystériques.

Ça n’a pas toujours été facile à l’arrivée des jumeaux, nous rencontrons toujours des désaccords mais au fil des mois, notre couple est devenu plus serein, je suis certaine que nous ne sommes pas les seuls mais il me semble qu’on parle pas assez des relations apaisées  à l’arrivée d’un ou de plusieurs enfants.

Je pense pouvoir dire que malgré  les épreuves, les petits désaccords réguliers nous avons toujours été heureux. Mais mon mari l’a constaté, il m’a dit qu’il me trouvait plus patiente, moi qui était plutôt très impulsive, j’ai appris à prendre du recul. La naissance de mes jumeaux m’a changée de façon positive, je contrôle mieux mes émotions. Et puis il faut bien l’avouer s’engueuler ça demande de l’énergie et nous on est crevés…lol

Mon mari aussi a changé, il a de très nombreuses qualités, mais il a deux trois défauts qui m’exaspèrent, il est de très mauvaise foi, il ne reconnait jamais ses erreurs même en cas de flagrant délit, même par A + B…. 🙂 , il peut se montrer hyper borné. Et bien, j’ai l’impression qu’il fait des efforts lui aussi. Je le trouve également plus sensible à certains sujets, je dois dire qu’il me surprend un peu et j’apprécie.

Ce qui nous a peut-être un peu aidé quand même a contourner un baby clash c’est que mon mari avait déjà deux enfants et que nous avons toujours eu une semaine sur deux une vie familiale du coup l’arrivée des petits n’a pas vraiment perturbés notre équilibre et notre façon de vivre.

Notre couple n’est pas parfait mais je crois qu’on est sur la bonne voie .

Des jumeaux…et encore des jumeaux !

J’ai regardé la semaine dernière  l’émission « toute  une histoire …» sur le thème de ces femmes, ces couples parents de plusieurs paires de jumeaux…. Pour l’une d’entre elles,  trois couples de jumeaux !!!

L’annonce d’une deuxième ou d’une troisième grossesse gémellaire avait été un choc pour elles, une situation un peu dramatique pour chacune…Ce qui m’a marqué  dans cette émission  et ce que je comprends très bien mais qui peut paraitre paradoxal, c’est la frustration de ces mamans. Ces  femmes,  mères de famille nombreuses, mère de plusieurs couples  de jumeaux  avaient la sensation de ne pas sortir la tête de l’eau, de tout faire à la chaine,  elles  auraient  voulu pouvoir  pouponner un peu comme toute jeune maman voudrait pouvoir le faire. J’avais déjà vu une émission sur un thème similaire et  ce sentiment était assez fréquent et  présent chez toutes celles qui avaient témoigné, après leurs jumeaux, elles avaient toutes retenté l’aventure de la grossesse en espérant pouvoir vivre l’expérience d’une grossesse unique, d’une maternité plus « normale »…

Pendant de longues années j’ai attendu un enfant, sans aller dans le détail j’avais un peu imaginé, fantasmé la maternité…..et puis il y a eu la pma, l’heureuse annonce de cette grossesse gémellaire, l’accouchement et enfin la remise en question de tout ce que j’avais imaginé. C’était tellement intense, mes enfants me manquaient, j’avais l’impression de ne pas pouvoir être aussi proches d’eux que ce que j’aurais voulu, et je ne me l’explique toujours pas très bien, mais pendant cette période alors que j’étais submergée, que je me noyais dans les biberons, les couches, les nuits blanches, les reflux….je rêvais secrètement, d’une nouvelle grossesse. Ça me semblait totalement fou, je ne comprenais pas moi- même…

Au début, les premiers mois, ce qui m’a énormément, terriblement  manqué avec mes bébés c’était ce contact, le contact tactile, bien souvent les biberons en journée étaient donnés  dans les transats, ils y étaient tellement habitués qu’ils refusaient même parfois de boire un biberon dans mes bras quand j’en avais l’opportunité. L.es soins, les changes, les bains, les câlins  étaient donnés dans l’urgence ou en vitesse parce qu’un de mes enfants attendait toujours son tour…. je me souviens avoir pensé dans des grands moments de détresse  « c’est pas ce que je voulais ». Je culpabilisais beaucoup et  j’avais l’impression qu’ils n’avaient pas  autant d’attention que s’ils étaient un singleton.

Ce  lien fusionnel que j’avais tant espéré existe aujourd’hui entre mes enfants et moi, il n’y a pas de doute, il a juste été  un peu plus long à s’installer. Aujourd’hui j’ai vraiment le sentiment de leur donner toute l’attention dont ils ont besoin et je suis vraiment comblée mais les premiers mois, ce n’est pas ce que je ressentais.

Les enfants c’est comme la cuisine faut toujours avoir un œil sur le feu !

Un principe d’éducation indéniable que ma belle-mère tient de sa propre belle-mère.

Finalement ce séjour avec les jumeaux chez leurs grands-parents paternels c’est bien passé. Evidemment ça n’a pas été de tout repos, les petits étaient très en forme comme d’habitude,  leur vivacité n’est pas passée inaperçue. On est allé de maison en maison rendre visite à la famille, j’ai eu du mal à tenir une conversation, j’ai fait barrage  devant  un meuble à dvd, interdis à ma fille d’attraper un téléphone par ici pendant que son frère se saisissait d’un bibelot par-là, j’ai dû ôter leurs langues de la poubelle de mon beau-frère ainsi que de sa table basse (je ne sais pas ce qui leur a pris lol)etc…..Chez leur grands-parents  j’avais un peu peur de ce trop-plein d’énergie.

Dès que l’occasion se présentait nous sortions avec les petits pour laisser souffler mes beaux-parents et épuiser aérer 🙂 mes enfants,  par chance il a fait très beau toute la semaine.
Mes enfants ont dit « papi » « mamie » pour la première fois, j’ai trouvé ça joli.

Ma belle-mère a sortie de vieilles  photos, des photos où l’on voit mon mari enfant, des photos sur lesquelles j’ai un peu l’impression de reconnaître mon fils, dans un autre décor, une autre époque…elle s’est amusée de cette même moue boudeuse, cette posture …..Ma grand-mère fait ça aussi, elle ne peut pas s’empêcher de s’extasier  devant la ressemblance qu’il y a  entre ma fille et moi image à l’appui.

Nous avons figés quelques souvenirs nous aussi, en fond le port de Brest, les bateaux, le ciel bleu…… j’arborais surement moi aussi un jour avec fierté ces clichés ….les doux traits de mes enfants 😉 <3.

PATIENCE

C’est assez fatigant de m’occuper des jumeaux, ce n’est pas la même fatigue que lorsqu’ils étaient des nourrissons. Je me souviens encore des cours de préparation à l’accouchement, la sage-femme qui commençait à évoquer le retour à la maison nous avait conseillé de prendre des notes et nous avait fait inscrire en gros le mot « PATIENCE », comme elle avait raison….je crois que c’est la clé de tout.

Pour le moment j’ai remis à plus tard l’apprentissage du pot, il est évident qu’ils ne sont pas prêts je suis d’accord avec M.Rufo qui écrit que si l’enfant ne veut pas rester sur le pot s’il n y reste que quelques secondes c’est qu’il n’a rien à y faire mais certains signes me poussent à croire que c’est peut-être pour bientôt…affaire à suivre.

Au niveau de l’alimentation ma fille mange de tout elle n’est pas du tout difficile(pour l’instant), avec mon fils c’est plus compliqué il y a beaucoup d’aliments dont il ne veut  plus depuis déjà plusieurs semaines, parfois il ne touche pas du tout à son assiette,  refuse de gouter de nouveaux  aliments, refuse parfois de manger des aliments qu’il mangeait très bien la veille…j’ai pu lire qu’à cet âge, presque 22 mois, c’est un comportement assez fréquent. Face à ça, on serait tenté d’insister, de râler un peu, j’insiste un peu mais j’essaie de ne pas le braquer (c’est la réaction qu’il a eu chaque fois et finalement c’est pire), je ne veux pas que le repas devienne un moment désagréable ou stressant c’est déjà parfois suffisamment compliqué…..on peut aussi se poser la question « faut-il donner un dessert à un enfant qui refuse de manger,de gouter même, le contenu de son assiette ? »  pour ma part je donne un dessert, le repas est composé à l’avance et je propose tout ce qui était prévu mais pas plus que ce qui était prévu, je donne à mes enfants des aliments dont ils ont besoins le fromage, le petit suisse ou la compote sont des aliments nécessaires à leur croissance, alors pour moi il n’est pas question de les en priver.

Au quotidien les jumeaux me suivent partout,  je n’ai pas beaucoup de moment à moi, ces temps ci tous les gestes du quotidien deviennent compliqués, pour le ménage par exemple, mes enfants ne vont plus dans le parc depuis longtemps il y a des tâches ménagères que je fais quand ils sont réveillés pour ne pas les  déranger pendant la sieste mais passer l’aspirateur par exemple, devient mission impossible , généralement mon fils s’assoit dessus et bouche les buses d’aération, il y en a toujours un des deux pour le débrancher toutes les 30 secondes ou qui tente de l’ouvrir pour essayer de sortir le sac…quand je douche l’un des deux, il faut que je sois très vigilante, souvent celui que je ne suis pas en train de doucher tourne le robinet ou moins grave ferme le robinet très régulièrement.

Ils sont parfois super casse-cou, pendant que je préparais leur repas et que je m’étais absentée quelques minutes dans la cuisine que je pensais qu’il n y avait pas de danger potentiel, ma fille est montée toute seule dans sa chaise haute en s’aidant d’une autre chaise qu’elle avait poussé jusqu’à celle-ci….j’ai eu la surprise de la retrouver tranquillement assise, pendant que son frère tentait de l’imiter….normal …tout va bien 🙂

Malgré tout je me réjouis de voir les jumeaux si proches et aussi solidaires.  Ils sont bienveillants l’un envers l’autre et c’est vraiment agréable de voir les petits gestes affectueux qu’ils se portent au quotidien. Parfois ils se disputent mais c’est quand même assez rare. La plupart du temps ils  s’amusent, se courent après en riant, se cachent ensemble sous la table ou dans les penderies, ils ne jouent pas vraiment ensemble, mais toujours l’un à côté de l’autre, ils s’observent, s’imitent.

Ma fille est un peu maternante avec son frère, pendant les repas elle tente de le nourrir à la cuillère, quand elle me réclame un biscuit ou un morceau de pain elle en apporte toujours et souvent d’abord à son frère ( qui se laisse servir avec plaisir) . Si l’un des deux à laisser trainer sa tétine ou son doudou l’autre vient lui rapporter.

(J’ai d’ailleurs reçu le doudou identique à celui que mon fils avait perdu, il n’y a vu que du feu, il était super content, tous les jours il continuait de me le réclamer….)

Mon fils est un grand boudeur, si je lui dit non il s’assoit parterre tête baissé, sourcils froncés avec sa petite bouille… 🙂 ma fille se penche toujours vers lui l’air inquiet m’appelle en me le montrant du doigt.

Une relation fraternelle qui j’en suis sure leur apportera beaucoup de bonheur et sans doute de merveilleux souvenirs d’enfance.